Le Lieutenant à la retraite Djeni Zimassa a dédicacé, le vendredi 26 juin 2026, à Ouagadougou, son ouvrage « Di-taa-niyè », consacré à la genèse de l’hymne national burkinabè. Ce livre de 108 pages, divisé en 11 chapitres, retrace la genèse du Ditanyè, l’hymne national du Burkina Faso, tout en revenant sur le parcours militaire de l’auteur.
Le capitaine Thomas Sankara a officialisé le « Ditanyè » (qui signifie Hymne de la victoire en langue Lobiri) le 4 août 1984, lors du premier anniversaire de la Révolution démocratique et populaire, en même temps qu’il a rebaptisé la Haute-Volta en Burkina Faso. Ce chant patriotique a remplacé l’ancien hymne, « la Fière Volta ».

À travers son ouvrage de 108 pages réparties en 11 chapitres, le Lieutenant à la retraite Djeni Zimassa revient sur la genèse du Ditanyè. Le livre retrace les circonstances de sa création, rétablit certains faits historiques et apporte des éclaircissements sur les différents acteurs ayant participé à son élaboration.
Le Lieutenant à la retraite Djeni Zimassa a précisé avoir été témoin de toutes les étapes de la création du Ditanyè. Selon lui, le texte est de Thomas Sankara, les couplets ont été organisés par Patrick Ilboudo, la mélodie conçue avec Maurice Simporé, transcrite par un technicien coréen, puis enregistrée par les musiciens militaires.
« J’ai retrouvé dans le MPSR2 les idéaux du CNR. Cela m’a encouragé à publier ce livre pour que la jeunesse connaisse les véritables artisans de notre hymne », a-t-il expliqué.

Le président de la cérémonie, le Général de brigade Pingrenoma Zagré a salué un livre qui préserve la mémoire nationale. Il a souligné que la couverture met en avant des symboles forts : le drapeau, les armoiries et la devise du Burkina. « Ce livre met fin aux spéculations sur l’auteur du Ditanyè. Chaque Burkinabè devrait le lire pour en connaître toute la vérité », a déclaré le Général Zagré.
Le commandant Aimé Césaire Ouédraogo, qui considère l’auteur comme son mentor a rappelé que le livre est né d’une volonté de transmettre une expérience et de préserver l’histoire pour les générations futures.
Le commandant Aimé Césaire Ouédraogo a cité des passages marquants, notamment celui évoquant la Garde nationale de la Révolution : « Les uns mangent, les autres regardent ; ainsi naissent les révolutions ». Il a aussi raconté que les musiciens militaires ignoraient, lors de l’enregistrement, qu’ils jouaient le futur hymne national.

Le représentant du ministre en charge de la Culture Amidou Belem, a estimé que l’ouvrage clarifie les rôles. « Beaucoup pensaient que Patrick Ilboudo était l’auteur. Ce livre montre que Sankara en est à l’origine, avec plusieurs contributeurs », a-t-il fait savoir.
Vendu à 5 000 FCFA, le livre ambitionne de devenir une référence pour tous ceux qui veulent connaître l’histoire authentique du Ditanyè.
Nadège KINDA
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