(Ouagadougou, le 26 juin 2026). Le ministre délégué chargé du Budget, la camarade Fatoumata Bako/Traoré, a pris part à la séance plénière de l’Assemblée législative du Peuple (ALP), ce vendredi 26 juin 2026. Les travaux ont porté sur trois dossiers majeurs : le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029, le projet de loi portant statut général des autorités administratives indépendantes (AAI) et le projet de loi portant réglementation bancaire au Burkina Faso.
S’agissant du Débat d’orientation budgétaire (DOB), qui n’est pas suivi d’un vote, le ministre délégué a présenté aux députés le DPBEP 2027-2029. Cet exercice de programmation projette les ressources mobilisables et à définir leur affectation en fonction des priorités du Gouvernement sur la période 2027-2029.
Les orientations retenues pour l’élaboration du budget de l’État, exercice 2027, s’inscrivent dans un contexte international, sous-régional et national marqué par de nombreux défis, mais également par une volonté affirmée de renforcer la souveraineté économique du Burkina Faso, d’anticiper les mutations économiques et d’opérer des ruptures dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP).
Selon le scénario de base présenté aux parlementaires, les recettes budgétaires totales devraient atteindre 3 924,3 milliards de FCFA en 2027, 4 328,8 milliards de FCFA en 2028 et 4 686,4 milliards de FCFA en 2029, soit un taux moyen annuel de progression de 9,3 %.
Au cours de cette même séance, les 59 députés votants ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant statut général des autorités administratives indépendantes ainsi que le projet de loi portant réglementation bancaire au Burkina Faso.
L’adoption de la loi relative aux autorités administratives indépendantes permettra d’harmoniser le cadre juridique applicable à ces institutions, à l’exception de celles consacrées par la Constitution. Ce texte instaure un statut général visant à renforcer la cohérence institutionnelle, la discipline financière, la transparence dans la gestion publique et le contrôle de l’utilisation des ressources mises à la disposition de ces autorités.
Quant à la loi portant réglementation bancaire, elle transpose dans l’ordre juridique interne du Burkina Faso la loi uniforme adoptée par le Conseil des ministres de l’UMOA en 2023. Cette réforme permet au pays de se conformer aux exigences communautaires tout en modernisant son dispositif législatif.
Le nouveau texte introduit plusieurs innovations afin de prendre en compte les profondes mutations de l’environnement bancaire régional, l’essor des nouvelles technologies, ainsi que les enjeux liés à l’inclusion financière et au financement de l’économie. Il élargit notamment son champ d’application à de nouveaux acteurs, tels que les entreprises de technologie financière (FinTech), et encadre de nouvelles opérations bancaires adaptées aux évolutions du secteur.
DCRP/MEF






