Ouagadougou : Lavage auto et moto, un business discret et juteux

Voici un métier du secteur informel qui a pris de l’ampleur au Burkina Faso. Le lavage auto et moto, un metier beaucoup pratiqué de nos jours par des jeunes à la recherche de leur pain quotidien. Dans ce mois de décembre 2022, une équipe de www.minute.bf, s’est promenée dans la ville de Ouagadougou pour rencontrer quelques personnes qui font de ce métier leur principale source de revenu.

Pierre Yaro, un jeune marié et père d’un garçon a fait du lavage auto et moto, son métier en temps plein, depuis près de deux ans maintenant. Il s’est installé dans le quartier Wemtenga.

Par jour, le jeune homme affirme avoir un revenu estimé entre 5000 et 6000 FCFA par jour. « Il y avait un maquis à côté ici, en ce moment on pouvait avoir 10 000 F par jour mais le maquis ne fonctionne plus. Sinon, lorsque le maquis fonctionnait, j’avais beaucoup de marchés », a-t-il ajouté. En calcul rapide, 5000 F/jour et pendant 30 jours donnent 150.000F. 

Pierre Yaro, laveur d’auto et motos

Mais comment Yaro s’est lancé dans ce métier? Selon ses explications, il a dû d’abord travailler dans un atelier de collage de pneu et c’est grâce à ce qu’il a eu à ce niveau comme économie qu’il a pu aujourd’hui bâtir son entreprise. « Quand je travaillais avec mon patron, il me payait 500f par jour et c’est dans ça j’ai fais des économies pour pouvoir m’acheter cette machine de lavage », a-t-il expliqué.

Pierre Yaro vit pleinement de cette activité de lavage aujourd’hui mais dans le futur, il compte devenir un vrai chef d’entreprise. « Si je gagne l’argent, je vais ouvrir d’autres lieux de lavage ou m’ouvrir à d’autres métiers. Aussi, vu que je maîtrise le collage, je peux chercher des outils de collage pour ajouter ce métier à ce que je fais déjà », a-t-il projeté.

Sylvain Nana, pratiquant du métier de lavage autos et motos

Après Pierre Yaro, nous avons aussi rencontré Sylvain Nana. Il est installé au centre-ville de Ouagadougou, dans la zone du Projet ZACA. Comme Pierre, ça fait plus de deux ans également que Sylvain est dans ce métier. « Je travaillais avec un patron dans le lavage et c’est dans cela que je me suis débrouillé pour acheter ma machine et venir m’installer ici », retrace le jeune homme de son parcours pour devenir à ce jour, propriétaire d’atelier de lavage. « Par jour je peux avoir 5000 F si le marché est bon. Et le jour que ça ne donne pas bien je descends avec 3000 FCFA. Tout dépend du marché. Aujourd’hui, je vis de ce travail », confirme t-il.

Tous ces jeunes entrepreneurs que nous avons rencontrés sont unanimes sur un fait : « le métier nourrit son homme ».  Chacun a avoué gagner sa pitance dans ce secteur qui se présente de nos jours comme une solution au chômage.

Mouni Ouédraogo

Minute.bf

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