Dans le cadre du Mois du Patrimoine burkinabè, le Bureau burkinabè du Droit d’auteur (BBDA) a organisé, ce lundi 18 mai 2026 à Ouagadougou, une conférence publique au profit des artistes, journalistes, opérateurs culturels et autres acteurs du monde de la culture. Cette rencontre vise à mener la réflexion sur la contribution des intellectuels, artistes et créateurs à l’affirmation de la souveraineté culturelle du Burkina Faso. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, représenté pour l’occasion par son chargé de mission, Michel Saba.
Placée sous le thème : « Révolution progressiste populaire et souveraineté culturelle : rôle et responsabilité des créateurs d’œuvres de l’esprit », cette rencontre vise à nourrir la réflexion sur la contribution des intellectuels, artistes et créateurs à l’affirmation de la souveraineté culturelle du Burkina Faso, dans un contexte marqué par la révolution Progressiste Populaire.

Organisée au Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA), la conférence réunit des artistes, auteurs, journalistes, étudiants, universitaires, opérateurs culturels ainsi que des décideurs publics autour des enjeux liés à la préservation, à la valorisation et à la promotion de l’identité culturelle nationale.
À travers cette initiative, le BBDA entend susciter une réflexion approfondie sur le rôle des créateurs d’œuvres de l’esprit dans la consolidation des valeurs culturelles, la défense de l’identité nationale et le renforcement de la souveraineté culturelle du Burkina Faso.

Présidant la cérémonie, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, représenté par son chargé de mission, Michel Saba a rappelé que le patrimoine culturel burkinabè « n’est pas une compilation de vestiges, mais une richesse vivante qui traduit l’identité, les valeurs et la vision du monde du peuple burkinabè ».
Selon lui, dans le contexte actuel marqué par la quête de souveraineté et de résilience nationale, la culture constitue un levier stratégique de cohésion sociale, de résistance et de développement endogène. « Être créateur aujourd’hui, ce n’est pas seulement produire des œuvres. C’est aussi s’engager, transmettre, éclairer et parfois résister », a-t-il soutenu.
Le MCCAT a de ce fait, invité les acteurs culturels à contribuer activement à la promotion du patrimoine national et à l’affirmation de l’identité burkinabè à travers leurs créations.

Pour le Directeur général du BBDA, Dr Hamed dit Patindeba Patrick Lega, cette conférence vise à susciter une réflexion collective sur la contribution des créateurs à la dynamique révolutionnaire et au développement du pays. Il a expliqué que le BBDA multiplie depuis plusieurs années, les campagnes de sensibilisation, de formation et de communication afin d’encourager les artistes à intégrer les idéaux de souveraineté, de patriotisme et de développement dans leurs productions artistiques. « C’est à l’intérieur de nous-mêmes que nous devons puiser les ressources nécessaires à un développement endogène », a indiqué le DG du BBDA, appelant les institutions publiques et privées à accompagner davantage la valorisation du patrimoine culturel national.
La conférence publique a été marquée par des échanges entre panélistes et participants sur la protection du patrimoine culturel, la promotion du droit d’auteur et des droits voisins, ainsi que sur la responsabilité des créateurs dans la consolidation de l’unité nationale. Elle est animée par deux grandes personnalités du monde intellectuel et culturel, dont le Pr Moumouni Zoungrana, ministre de l’enseignement secondaire de la formation professionnelle et technique et Maître Bénéwendé Stanislas Sankara, avocat à la Cour.
Il s’est ensuivi des dégustations de mets locaux et des activités sportives entre acteurs culturels en vue de renforcer la cohésion et célébrer la richesse du patrimoine burkinabè.
Nadège KINDA
Minute.bf






