Burkina : L’Eglise appelle à «sauver la famille fondée sur un homme et sur une femme»

L’Eglise catholique au Burkina Faso, a appelé jeudi, «à tout mettre en œuvre pour sauver la famille fondée sur un homme et sur femme», des idéologies occidentales qui la remettent en cause.

«Nos autorités politiques et législatives, aussi bien que les différentes religions, doivent tout mettre en œuvre pour sauver et protéger la famille», a affirmé le Cardinal Phillipe Ouédraogo, dans la nuit de jeudi à vendredi, à la Cathédrale de Ouagadougou.

Le Cardinal qui s’exprimait au cours de la messe nocturne de Noël, a indiqué que «la famille fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, constitue un patrimoine de l’humanité, une institution sociale fondamentale».

D’après lui, l’avenir du monde et de l’Eglise passe par ce modèle de famille qui est, a-t-il poursuivi, le pilier de la société aussi bien pour tous les peuples de la terre que pour les croyants et les incroyants.

Selon le Cardinal Phillipe Ouédraogo, des pays développés et des puissants lobbies tentent d’imposer leurs points de vue aux pays en voie de développement, soient par des pressions, soient des aides financières.

«A ne point douté, le modèle familial et les idéologies des sociétés européenne et américaine s’imposent de plus en plus. C’est une véritable dictature de la pensée unique dont il faudrait se défendre», a-t-il expliqué.

L’Archevêque métropolitain de Ouagadougou a dénoncé en particulier, l’avortement, l’infanticide, l’euthanasie et la rétention d’informations dans l’administration des méthodes contraceptives.
Selon lui, ces politiques relèvent «d’une culture de la mort».

Il en veut pour preuve, «l’hiver démographique» qui frappe les pays européens et qui se manifeste par un recul de la natalité, un vieillissement de la population et parfois l’abandon des personnes âgées.

A propos de l’éducation sexuelle des jeunes, le Cardinal Philippe Ouédraogo a appelé à «une approche plus globale et plus objective».

«Le droit à la soi-disante Santé sexuelle et reproductive (SSR) doit donner des informations objectives sur la sexualité et les méthodes contraceptives et cela sans exclure l’abstinence, la chasteté et la sexualité responsable», a-t-il développé.

Notons que la messe s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités dont le président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé, le ministre en charge de l’Administration territoriale Siméon Sawadogo et l’ancien président de la République de Guinée Moussa Dadis Camara qui vit au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina

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