mardi 23 juillet 2024
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Burkina : Des actions des groupes Codev-VFF et PPF pour influencer les politiques relatives aux droits des femmes

Deux groupes de CO-développement Violence faites aux femmes (Codev-VFF) et participation politique des femmes (Codev-PPF) ont présenté les résultats de la mise en œuvre de leur plan de travail annuel 2022-2023, ce mardi 25 juin 2024 à Ouagadougou.

Dans le sens de renforcer les capacités des Organisations de défense des droits de la femmes (ODDF), plusieurs organisations ont été regroupées par Oxfam, dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Voix et Leadership des Femmes (VLF) », pour développer une approche d’apprentissage qui mise sur les interactions entre elles. Cela, pour répondre à des problèmes propres aux Organisations de Défenses des Droits des Femmes (ODDF).

Plus spécifiquement, il s’est agi, à travers ce projet financé par l’Affaire mondiale Canada (AMC) d’ « identifier les stratégies porteuses entre les ODDF visant l’autonomisation des femmes et des filles; conduire un processus de co-création et l’élaboration du guide de stratégies d’influence des politiques et lois relatives aux droits des femmes et des filles au Burkina Faso ».

Pour ces deux objectifs spécifiques devant être pilotés respectivement par le groupe de Co-développement Violence faites aux femmes (Codev-VFF) et le groupe Co-développement participation politique des Femmes (Co-dev PPF) des plans d’action ont été élaborés. Le plan d’action du Co-dev VFF a été élaboré autour de la loi N°61-2015/CNT portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes. Quant au plan d’action du groupe Co-dev PPF, il a été élaboré autour de la loi N°003-2020/an portant fixation de quota et modalités de positionnement des candidates aux élections législatives et municipales au Burkina Faso.

Afin d’atteindre leurs objectifs, les groupes Codev-VFF et Codev-PPF ont initié chacun des rencontres, organisé des ateliers de renforcement de capacités. Cela leur a permis de passer en revue le texte de la loi 061 pour identifier quelques articles devant faire l’objet du plaidoyer. Ainsi, les articles 40 et 41 de la loi 061-2015/CNT ont été retenus par le groupe Codev-VFF pour faire l’objet d’un plaidoyer à l’endroit du ministère en charge du Genre. Dans le contexte où les élections ne sont pas à l’ordre du jour, le groupe Codev-PPF a retenu la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles pour son sujet de plaidoyer à l’endroit des membres de la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire pour une révision et une application des textes de lois qui promeuvent la représentativité des femmes dans les instances décisionnelles au Burkina.

Dans ce sens, le groupe Codev-VFF qui a demandé une audience à la ministre en charge du genre est en attente de programmation d’une éventuelle rencontre. Quant au groupe Codev-PPF, il a déjà obtenu une rencontre de plaidoyer avec la présidente de la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire (CGSASH). Il a même introduit une demande d’audience avec le président de l’ALT en vue d’une rencontre de travail avec les membres de la CGSASH pour voir la possibilité de proposer une relecture de la loi quota genre. La demande d’audience, selon les conférenciers, serait toujours en instruction pour une éventuelle programmation.

Photo de famille à la fin de la présentation des activités des groupes Codev-VFF et Codev-PPF

Avec tout cela, les acteurs des groupes Codev-VFF et Codev-PPF se sont félicité de l’exécution de toutes les activités qu’ils avaient prévues, excepté les rencontres avec les autorités dont l’acceptation de demande d’audience est en bonne voie. Zadi/Fatimata Ilboudo de l’Association d’appui et d’éveil Pugsada a, par exemple, salué l’expérience que les différentes associations membres ont pu tirer pour se renforcer les capacités au point où, dit-elle, elles peuvent mener aujourd’hui la lutte contre les VFF et pour la participation politique des femmes.

En chiffres, faut-il le rappeler, le Burkina a enregistré 11.116 cas de VBG en 2022. Le projet VLP a pu toucher directement 182.488 personnes, dont 79% de femmes, 21% de jeunes filles et 631.889 personnes indirectement.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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