samedi 7 février 2026
spot_img

Vie chère : La branche CCVC Ouaga interpelle le gouvernement

La coordination des Coalitions de Lutte contre la vie chère (CCVC) de la ville de Ouagadougou a organisé une conférence de presse ce jeudi 03 septembre 2020, à la Bourse du Travail. Face à la presse, les premiers responsables de ladite coordination ont dénoncé le silence des autorités « face à la dégradation des conditions de vie des populations ».

« La démission du pouvoir et alliés face à la baisse du pouvoir d’achat des populations ; la flambée des prix des produits de grande consommation ; la montée du terrorisme et des conflits intercommunautaires et le bradage du foncier rural et urbain par les sociétés immobilières ». Tels sont les griefs formulés par la coordination des CCVC de la ville de Ouagadougou à l’encontre des autorités.

Ainsi, la coordination dénonce l’augmentation des produits céréaliers en signalant que « le plat (yôrôba) de maïs est passé de 550 F cfa à 650 F cfa, celui du sorgho qui coûtait 500 F cfa est devenu 550 F cfa, le haricot qui coûtait 800 F cfa coûte ces temps-ci 950 F cfa et le riz de 50 kg passe de 18500 F cfa à 21000 F cfa ».

En outre, d’après le responsable de la CCVC du quartier Bogodogo, Frédéric Mandi, conférencier du jour, au moment où le baril de pétrole était au plus bas niveau, « il n’y a pas eu de baisse », par contre régulièrement « il y a des augmentations ». Il fait cas, en ce sens, de la dernière augmentation de 5 F cfa du litre de carburant à la pompe, qui est entrée en vigueur ce 1er septembre 2020.

Tout en décriant la situation précaire des travailleurs occasionnée par « l’application de l’Impôt unique sur le traitement des Salaires (IUTS) sur les primes et indemnités, les coupures et suspensions arbitraires de salaires, les sanctions administratives arbitraires et les révocations des travailleurs », M. Mandi réprouve le fait qu’en cette période d’hivernage, « le gouvernement déguerpisse de force à coût de gaz lacrymogènes les populations des zones non-loties, comme ce fût le cas à Garghin, un quartier de Ouagadougou et dans les arrondissements 4 et 7 de Bobo-Dioulasso au profit des sociétés immobilières ».

La coordination des CCVC de la ville de Ouagadougou exige par conséquent de l’Etat « la prise de mesures idoines contre la détérioration sans cesse continue des conditions de vie des populations ».

Hervé Kinda (Stagiaire)

Minute.bf

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Abus de confiance : Après une première condamnation, Wérémé Abdoul-Aziz à nouveau poursuivi pour des faits similaires

Ceci est un communiqué du Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga II relatif à...

Académie de sport du Kadiogo : La ministre des Sports satisfaite de l’avancement des travaux

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum/Ouattara, a effectué, ce vendredi 6 février...

Journée internationale des Douanes : La Douane burkinabè célèbre ses batisseurs

Le monde de la Douane célèbre chaque 26 janvier, la Journée internationale des douanes (JID). Au Burkina Faso,...

Football : La FBF lance le processus de recrutement d’un sélectionneur des Étalons

Brama Traoré, débarqué après la CAN Maroc 2025, la Fédération burkinabè de football (FBF) a lancé le processus...