Terrorisme au Burkina : Des Burkinabè de la diaspora ivoirienne réagissent

L’insécurité qui frappe le Burkina Faso touche tous les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur. Plus de 1,7 millions de personnes déplacées internes enregistrées par le CONASUR à la date du 31 décembre 2021. Au moins 2000 morts ont été enregistrés. Une situation qui plonge tous les Burkinabè dans le désarrois. Malgré les efforts effectués dans la lutte contre l’hydre terroriste qui a tendu ses tentacules dans plusieurs régions du pays, les attaques se multiplient. Votre journal www.minute.bf a rencontré, en octobre 2021, des Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire, à Grand-Bassam. Ils déplorent tous les attaques et « prient » que la paix revienne au Burkina Faso.

Ramatou Zongo, adjointe au délégué de Grand-Bassam et membre de l’association  Faso Kamba, déplore la crise sécuritaire au Burkina Faso :

« En ce qui concerne le terrorisme au Burkina, il faut dire qu’il nous affecte énormément. Nous prions Dieu pour que la paix revienne. Plusieurs femmes sont devenues veuves et plusieurs personnes y ont perdu leurs enfants. C’est vraiment regrettable. Nous prions afin que la situation revienne à la normale. Cette situation n’arrange personne et a des incidents sur nous à l’extérieur du pays. Disons que le Burkina Faso approvisionne la Côte d’Ivoire en denrées alimentaires. Dans une telle crise, où les paysans fuient les zones de cultures, c’est triste. La famine se sentira dans ces zones de crise sécuritaire avec un impact sur nous également. Nous prions pour un retour à la paix et la fin définitive du terrorisme. »

Tantiga Daniel Koala, Burkinabè resident à Grand-Bassam, optimiste quant au retour de la paix au Burkina

Tantiga Daniel Koala, ressortissant de Tanghin Dassouri, et tenancier du restaurant Drogba Beach au bord de la plage de Grand-Bassam, abonde dans le même sens que sa compatriote Ramatou Zongo, mais se veut optimiste : 

« La crise que traverse le Burkina Faso est vraiment triste. Je pense que c’est inhumain de tuer son semblable. Peu importe la raison. Sans la paix il n’y a rien  de possible. Il faut toujours dialoguer dans la vie. Nous sommes beaucoup touchés par les informations qui nous parviennent. Il n’y a rien d’éternel. Nous prions et nous avons foi que tout finira pas s’arranger un jour. Nous remercions www.minute.bf pour tout ce qu’il fait pour nous informer. Je vous remercie. »

Abdou Racisse Regtoumda (Correspondant)

Minute.bf

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