Le 15 avril 2026 doit rester gravé dans les mémoires comme le jour où l’infamie a tenté de franchir notre frontière sous le couvert de l’obscurité. Au bureau de Dakola, ce n’est pas de la simple marchandise que les douaniers ont interceptée, c’est une véritable bombe à retardement destinée à pulvériser notre économie nationale. 312 balles de tissus, soit 31 200 pagnes de pure trahison, ont été saisis alors qu’ils s’introduisaient sur notre territoire sans la moindre déclaration, au mépris absolu de nos lois et de notre souveraineté.
L’ignominie atteint son paroxysme quand on découvre le visage du crime : 152 balles de faux Kodo Donda et 160 balles de faux Faso Danfani. Ces prédateurs sans scrupules ont osé cloner l’âme de notre culture pour la revendre au rabais, tels des charognards se nourrissant sur le dos de nos tisseuses et de nos artisans. En tentant d’injecter ces 156 000 000 FCFA de contrefaçon sur nos marchés, ces criminels en col blanc ne cherchaient rien de moins qu’à condamner des milliers de familles burkinabè au chômage et à la misère.
Comment peut-on encore accepter que des individus, assoiffés de profits illicites, orchestrent de tels sabotages pour détruire l’effort de tout un peuple ? Cette importation sauvage est un acte de guerre économique. Chaque pagne saisi à Dakola est une balle de fusil que l’on retire du chargeur de ceux qui veulent voir notre industrie textile mourir.
Tout en félicitant cette vigilance hors pair du Bureau de Dakola, le Directeur général des Douanes, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, qui séjourne actuellement en République Populaire de Chine avec une équipe technique pour s’imprégner des meilleures pratiques logistiques et douanières, a martelé que sous la Révolution Progressiste Populaire, les trafiquants et leurs complices tapis dans l’ombre doivent savoir que nos frontières ne sont plus des passoires : elles sont désormais le tombeau de leurs ambitions maléfiques.
La patrie ou la mort, nous vaincrons la fraude sous toutes ses formes !
SCRP/DGD





