Soutenance de mémoire : Bèyirnè Fidèle Dabiré analyse la coopération sino-burkinabè du développement et la culture sous le prisme du soft power

Le professeur certifié d’anglais Bèyirnè Fidèle Dabiré a obtenu le grade de Master en diplomatie et relations internationales, le 14 septembre 2026, à l’Institut supérieur de technologies appliquées et de management (ISTAPEM) de Ouagadougou. Il a soutenu son mémoire sous le thème : « La coopération sinoburkinabè au Burkina Faso : analyse des interactions sur le développement, la culture et le soft power ». Le jury, composé du Pr Jean Baptiste Bako, président, du Dr Hamidou Sanfo, directeur de mémoire, et du Dr Boureima Sawadogo, rapporteur, lui a décerné la mention « Bien », avec la note de 15/20.

Dans un monde en pleine mutation géopolitique, la coopération entre les États génère des dynamiques à plusieurs niveaux. C’est le cas de la coopération sinoburkinabè, qui a suscité la curiosité scientifique de Bèyirnè Fidèle Dabiré dans ses recherches pour l’obtention de son Master en diplomatie et relations internationales. Selon lui, l’objectif de son étude était d’examiner les différentes approches de la politique chinoise au Burkina Faso, notamment en matière de culture et de développement socio-économique, ainsi que leurs implications en termes de soft power pour la Chine.

L’impétrant a brillamment présenté ses résultats

D’après Bèyirnè Fidèle Dabiré, les résultats de ses recherches ont montré une forte présence de la Chine dans l’écosystème politique du Burkina Faso, dans les domaines culturel et socio-économique. « Cette recherche m’a permis de comprendre que la Chine est vraiment présente au Burkina Faso. Cette présence se matérialise à travers des réalisations concrètes à divers niveaux. On a par exemple les infrastructures sanitaires, dont l’Hôpital moderne de Pala à Bobo-Dioulasso. Au plan économique et commercial, mes études ont montré que la Chine est également présente dans le domaine du transport, notamment la vente des véhicules », a-t-il déclaré, sans être exhaustif.

À cela s’ajoute une adhésion massive des étudiants burkinabè aux valeurs culturelles chinoises. Cela se manifeste à travers la semaine du cinéma chinois et l’existence d’associations estudiantines qui mettent en exergue l’amitié entre le peuple burkinabè et le peuple chinois.

Amidou Sanfo, Directeur de Mémoire pense qu’après correction le document pour être porté à un ouvrage

Le Dr Amidou Sanfo, directeur de mémoire, a pour sa part salué la pertinence du sujet, qu’il juge particulièrement actuel. Selon lui, cette recherche intervient dans un contexte marqué par le renouveau des relations entre le Burkina Faso et la Chine, mais également par de profondes mutations géopolitiques et géoéconomiques.

Le Dr Amidou Sanfo a estimé que le thème développé par son étudiant revêt un intérêt particulier au regard de la reprise des relations diplomatiques entre Ouagadougou et Pékin. « Je crois que son sujet est d’actualité parce que quand il parle déjà de la coopération sino-burkinabè, vous savez déjà que depuis un certain moment la Chine a renoué sa coopération avec le Burkina Faso », a-t-il expliqué.

Le directeur de mémoire a rappelé que cette coopération intervient dans un contexte international marqué par des enjeux « géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques ». La recherche s’est ainsi intéressée à la manière dont ce renouveau des relations entre les deux pays pourrait contribuer au développement du Burkina Faso, a-t-il fait savoir.

Le Dr Sanfo a également insisté sur les difficultés rencontrées par l’étudiant dans la collecte des informations nécessaires à son étude. Les questions relatives à la diplomatie et aux relations internationales, a-t-il expliqué, restent souvent difficiles d’accès en raison de la nature sensible de certaines informations. « Pour les questions de diplomatie et de relations internationales, ce n’est pas un sujet de polichinelle. Quand on parle de diplomatie, on parle de secret, quand on parle de diplomatie, on parle de réserve », a-t-il souligné. Malgré ces contraintes, le Dr Sanfo a indiqué que le travail pourrait, après correction, être valorisé sous la forme d’un ouvrage.

Le public

L’impétrant, après avoir exprimé sa satisfaction, projette d’approfondir certains aspects du sujet en thèse. « Je suis très satisfait parce que cela n’a pas été simple. Mais avec le concours des uns et des autres et surtout de la disponibilité de mon directeur de mémoire, je suis parvenu à ce parcours de fin de cycle Master. En perspective, j’envisage de continuer avec le même sujet dans un projet de thèse », a-t-il conclu.

Lire aussi : Soutenance de mémoire : Mathias Kam décrypte l’impact des financements de la BOAD au Burkina

Jean-François SOMÉ
Minute.bf

spot_img
spot_img
spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Faso Mêbo : Plus de 303 millions FCFA mobilisés au 18 septembre

Les contributions au financement de l’initiative Faso Mêbo atteignent 303 565 848 FCFA au 18 septembre 2026, selon...

Hydrocarbures dans l’AES : Le Niger prêt à servir le Burkina et le Mali, sous trois conditions (Société nigérienne de pétrole)

Le directeur de la société nigérienne de pétrole, Ali Seibou Hassane, a exposé, le 16 septembre 2026 en...

Concours national de détection de talents scientifiques féminins : « ‎HAKILI Mousso » célèbre les championnes des séries scientifiques

‎(Ouagadougou, 19 septembre 2026). Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, représentant le...

Sport : Joël Meda reconquiert le trône national du tennis burkinabè

Le champion de retour d’une blessure à la hanche a dominé Namalyir Dabiré en finale (6-1, 6-0) et...