La Communauté internationale des Soufis (CIS) célèbre ce samedi 7 novembre 2026 le Maouloud sous le thème « Cohésion sociale et tolérance religieuse ». L’annonce a été faite par son président, Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo. Il a saisi l’occasion pour appeler à dépasser les clivages confessionnels et à faire de la paix une priorité absolue au Burkina Faso.
La Communauté internationale des Soufis (CIS) organise ce samedi 7 novembre 2026 à Tanghin, à Ouagadougou, sa célébration annuelle du Maouloud, la naissance du prophète Mohammed . Placée sous le thème « Cohésion sociale et tolérance religieuse », cette édition se veut résolument tournée vers la situation sécuritaire du Burkina Faso. « Nous attendons plus que l’année passée. Une dizaine de pays sont attendus », a confié Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo, président de la CIS.
Le programme de la journée comprend la lecture du Coran et des prières dédiées au Burkina Faso. « Ce n’est pas seulement par les armes que nous pourrons retrouver cette paix, mais aussi par les prêches et prières des communautés religieuses », a argué le guide spirituel. Il a précisé que les invocations cibleront explicitement « [les] autorités et toute la population », inscrivant ainsi la démarche dans un soutien spirituel aux efforts des autorités de burkinabè.

Le soufisme, rappelle son président Cheikh Moaze Ouédraogo, n’est « pas une autre religion » mais « une école de spiritualité », une distinction qui fonde son approche du dialogue interconfessionnel.
Interrogé sur les tensions parfois rapportées entre communautés soufies et sunnites, Cheikh Moaze Ouédraogo relativise. « Il y a Dieu entre nous. Il y a le Coran qu’on ne peut pas diviser. Il y a la Mecque qui nous unit. Les petites disputes là ça ne peut pas manquer. Ce n’est pas un problème », a-t-il précisé. Il a cité en exemple le mariage de son fils, auquel avaient pris part les présidents des communautés sunnites, Tidjanna, de l’AEMB et du CERFI. « Les soufis n’ont aucun problème avec aucune autre communauté religieuse », a-t-il assuré.
Par ailleurs, le président de la CIS a fait un plaidoyer contre certains « faits » religieux. « Les gens disent guerre sainte. C’est faux. Il n’y a pas de guerres saintes. C’est la paix qui est sainte. Entre une guerre sainte et une paix sainte, moi je préfère la paix sainte », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Moi je ne suis pas là pour dire que c’est Mohamed qui est mieux ou que c’est Jésus-Christ qui est mieux. Je suis là pour dire que la paix est mieux ».
Cheikh Moaze Ouédraogo a reconnu que les résultats de la mission de la CIS en faveur de la cohésion sociale ne sont pas toujours immédiatement mesurables. « Même s’il n’y avait pas de résultat positif, nous n’allons pas arrêter notre mission. Parce que nous croyons en notre mission à la lutte contre l’intolérance, contre le terrorisme, contre la radicalisation. Mais les résultats sont positifs, en témoignent les actions concrètes sur le terrain, les nombreuses attestations de reconnaissance et les félicitations reçues », a-t-il fait savoir.
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