Le gouvernement burkinabè renforce son dispositif institutionnel d’encadrement des activités religieuses. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 5 novembre 2026, sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’Exécutif a adopté un décret portant réorganisation du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité. Parmi les principales innovations figure la création d’un Office national de régulation des cultes.
Cette nouvelle structure s’inscrit dans une dynamique de réorganisation de la Direction générale des affaires religieuses, coutumières et traditionnelles. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, cette réforme vise à favoriser une meilleure répartition des compétences et à renforcer la spécialisation des différentes structures du département ministériel.
La création de cet office intervient dans un contexte marqué par l’adoption de la loi n°020-2026 du 20 juin 2026 portant libertés religieuses au Burkina Faso. Ce texte, adopté à l’unanimité par les députés de l’Assemblée législative du peuple, entend mieux encadrer l’exercice des activités religieuses, tout en garantissant la liberté de conscience, de croyance et de culte.
La nouvelle législation prévoit notamment des dispositions relatives à l’implantation et au fonctionnement des lieux de culte, à l’encadrement des activités religieuses ainsi qu’à la transparence dans le financement des organisations confessionnelles. Elle vise également à prévenir les dérives susceptibles de porter atteinte à l’ordre public, à la dignité humaine et à la cohésion sociale.
En complément de cette réforme, le Conseil des ministres a également décidé de créer une Direction de la promotion de la paix. Celle-ci résulte de la fusion de la Direction de la transformation des conflits, de la promotion de la paix et de la laïcité avec la Direction de la prévention de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme violent.
À travers ces changements, le gouvernement entend doter le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité d’une organisation mieux adaptée à ses missions.
Toutefois, le compte rendu du Conseil des ministres ne précise pas encore les attributions détaillées, les modalités de fonctionnement ni les moyens d’intervention du nouvel Office national de régulation des cultes.
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