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dimanche 25 septembre 2022

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Souleymane Zoromé, SG/ SYNAGRH: « Ma révocation ne peut pas faire obstruction à notre engagement syndical »

Les gestionnaires des ressources humaines (GRH) de l’administration publique burkinabè ont tenu le 3 août 2019 à Ouagadougou une Assemblée générale (AG) afin d’accorder leur violon sur les informations qui fusent de partout surtout en ce qui concerne leur responsable syndical Souleymane Zoromé récemment révoqué de son poste de Directeur de l’agence national de recrutement de l’État. Même si nous n’avons pas pu assister à cette AG, nous avons néanmoins pu recueillir les propos de Souleymane Zoromé. Sous sa casquette de secrétaire général du syndicat national des gestionnaires des ressources humaines de l’administration publique (SYNAGRH), M. Zoromé, celui-là même qui a fait l’actualité en fin du mois de juillet 2019, a bien voulu répondre aux questions de votre organe www.minute.bf.

minute.bf : Qu’est-ce-qui urge pour que vous vous retrouvez en assemblée générale ici ce matin ?

Souleymane Zoromé : Nous avons voulu réunir les camarades et les militants du SYNAGRH en vue de donner certaines informations. Des informations sur tout ce qui se passe et tout ce qui se dit pour que les uns et les autres aient l’information réelle.

Qu’est-ce-qui se passe et qu’est-ce qui se dit ?

Je ne me reconnais pas dans certaines informations transmises par certains journalistes. Me concernant, tantôt on parle de Directeur, tantôt on parle de sanction en conseil des ministres. Egalement, le faite de parler de réquisition portée par le syndicat, on ne s’y reconnait pas. Je ne sais pas s’il y a deux SYNAGRH au Burkina, en tout cas, on ne s’y reconnaît pas. Aussi, le fait de relever un Directeur de ses fonctions sous forme de sanction en conseil des ministres, c’est du jamais vu. Nous ne savons pas à quel fin cela a été fait. En tout état de cause, nous prenons acte parce que nous sommes convaincus d’un fait. Nous voulons l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos camarades. Ainsi, nous avions donc besoin de se retrouver pour expliquer quelques situations à nos camarades afin que les uns et les autres sachent que tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux n’est pas parole d’évangile.

Comment se fait-il que vous soyez un responsable syndical, pas forcément favorable à votre ministre et malgré tout, que vous soyez quand même à un certain moment Directeur des concours, qui du reste est un poste nominatif ?

Il faut que les uns et les autres arrivent à comprendre qu’avant d’être un Directeur ou un responsable syndical, j’occupe un emploi de conseiller en ressources humaines avec un rôle bien défini. Je continue toujours d’occuper cet emploi malgré la situation. Si à un moment donné, l’autorité, malgré le fait que je sois un leadeur syndical, a vu en moi une compétence pour porter une structure administrative, il n’y a pas de problème à cela. Du reste, nous avons toujours géré la structure qui nous avait été confiée dans les règles de l’art, suivant les textes. Cependant, à un moment donné, lorsque nous avons constaté quelques difficultés ou quelques réalités, nous avons jugé bon de poser les problèmes à l’interne afin qu’ils trouvent des solutions. Hélas, cela n’a pas été le cas. Mes propos ont toujours été perçus comme celui du syndicaliste et non du conseiller en ressources humaines que je suis. Cela n’a pas empêché le leader syndical que je suis de toujours porter les préoccupations de la « famille ressources humaines (RH) ». Aujourd’hui si l’autorité a estimé que je ne peux plus porter la charge en tant que Directeur et me révoque, pour nous, c’est un non évènement, ‘’A salamaléKum’’. Cela n’a pas effrité notre engagement syndical, et ça ne nous a pas encore éloigné de ce que nous avons donné comme préoccupations au départ de notre nomination. Tout ceci, pour faire comprendre que nous appartenons à une famille RH, nous portons une lutte syndicale et ma révocation ne peut pas faire obstruction à notre engagement syndical.

Revenant sur vos propos tenus dans une chaine de télé de la place , le ministre a fait cas d’un manque de professionnalisme de votre part. Est-ce que vous n’estimez pas que vous avez trahi cette confiance que le ministre de la fonction publique, le Pr Séni Ouédraogo avait placé en vous en vous nommant Directeur des examens et concours ?

Nous n’avons pas une telle lecture de la situation. A notre niveau, nous n’avons ni trahi ni failli à notre mission. Je ne vais pas faire un commentaire sur la correspondance du Pr Seni Ouédraogo qui s’est retrouvée sur les réseaux sociaux, je ne sais pas par quel moyen, parce que je ne suis pas l’initiateur de la lettre. En ce qui nous concerne, nous pensons que nous n’avons pas failli à quoi que ce soit par rapport à ce qui est dit dans la lettre.

Un dernier mot…

Mon dernier mot, c’est de rassurer l’opinion nationale, la famille RH et l’ensemble des travailleurs que les préoccupations des GRH aujourd’hui qui se définissent à travers le mouvement d’humeur de toute la famille GRH n’est nullement dans l’optique de brimer un citoyen burkinabè ou de brimer un candidat encore moins un travailleur. La lutte est liée à une demande de satisfaction d’un protocole d’accord signé depuis le 4 Aout 2017 et a un désir d’avoir de meilleures conditions de travail.

Propos recueillis par Adam’s Ouédraogo
Minute.bf

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