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lundi 27 mai 2024

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SNC 2024 : « Le village des communautés, c’est le pilier même de la SNC » (Exposant Siamou)

Le ministre en charge de la culture, des arts et du tourisme, Jean-Emmanuel Ouédraogo, a, aux côtés de Stella Kabré, ministre en charge de la coopération régionale, et des ministres en charge de la culture du Niger, Abdourahamane Amadou, et du Mali, Andogoly Guindo, ouvert ce dimanche 28 avril dans l’après-midi, le « village des communautés ». Ce site d’exposition qui entre dans le cadre de la 21e édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC), se veut un lieu de brassage culturel entre les peuples.

C’est sans doute l’un des rendez-vous les plus importants de cette biennale. Espace convivial de brassage culturel, de rencontres d’échanges culturels, le village est institué à chaque édition de la SNC pour promouvoir la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les peuples. Pour cette édition, le village abrite 45 communautés dont 31 burkinabè et 14 de nationalités étrangères.

Sur le site du village artisanal de Bobo-Dioulasso où a lieu cette exposition, on rencontre une variété de communautés ethniques. Burkinabè, Ivoiriens, Maliens, Nigériens, Congolais, Burundais, Camerounais, etc.

Une vue du stand d’exposition de la communauté Dagara

Le village des communautés, lieu par excellence des brassages culturels

C’est un cocktail de cultures qui se côtoient dans un seul espace, malgré leurs différences et la particularité de chacune d’elles. Cette activité qui se tient à chaque édition de la SNC est un message de cohésion et de vivre-ensemble que le ministère en charge de la culture veut faire passer aux populations du Burkina Faso. « Le village des communautés résume ici en lui seul, l’esprit de la Semaine nationale de la culture qui est l’unité dans la diversité. Quand on fait le tour des stands, nous avons 45 communautés qui sont représentées. Et quand on regarde d’un stand à l’autre, on se rend compte que véritablement, il n’y a pas de différences, il n’y a pas de barrières entre les communautés. Ce sont pratiquement les mêmes savoirs, les mêmes valeurs. C’est ça tout l’intérêt de ce village de communautés », a indiqué le ministre de la culture, Jean-Emmanuel Ouédraogo.

Jean-Emmanuel Ouédraogo, Ministre en charge de la Culture, des Arts et du tourisme

Cette édition de la SNC connait la participation de plusieurs pays dont le Mali. Et les communautés de ce « pays frère » du Burkina Faso sont fortement mobilisées au village des communautés. Pour leur ministre en charge de la culture, Andogoly Guindo, la culture est un pont entre les peuples et ce village des communautés en est une belle preuve.

« On a ici 45 communautés représentées. C’est une belle preuve que la Culture nous rassemble, nous unit et que la culture, plutôt que de nous diviser, nous rapproche les uns des autres. La culture c’est comme une aiguille et son fils qui tisse les relations entre les hommes et les communautés », a-t-il déclaré.

Andogoly Guindo, Ministre chargé de la Culture du Mali

Il a traduit ses félicitations à son homologue burkinabè, pour l’organisation de cette édition de la SNC qui, selon lui, se révèle être un espace de ressourcement pour la jeunesse africaine.

Des exposants nationaux et internationaux satisfaits

Le village des communautés expose le savoir-faire et le savoir-être des différentes ethnies et communautés vivant au Burkina Faso. Parmi ces communautés, il y a les Sèmè communément appelés Siamou. Pour représenter cette communauté, c’est Luc Traoré qui a fait le déplacement de Bobo-Dioulasso. Dans son stand, il expose des objets d’art, du matériel de décoration, des vêtements typiques à sa communauté, des instruments relevant des pratiques coutumières du pays Siamou, et divers autres objets sacrés.

Luc Traoré, exposant siamou au village des communautés

« Le village des communautés, c’est le pilier même de la SNC. La Culture se vit dans le village des communautés. Ce n’est pas les foires, l’ambiance, la bière, qui font la SNC. La SNC, c’est dans le village des communautés. Notre culture, c’est la première chose avec laquelle nous devons nous promener. C’est notre identité. C’est cela même l’esprit du village des communautés que j’apprécie à 100% », a-t-il salué.

Le village des communautés c’est aussi l’international. Plusieurs communautés ethniques ont, en effet, effectué le déplacement de Bobo-Dioulasso pour magnifier leur patrimoine culturel aux yeux du monde. C’est le cas de Martine Bibi Goyanga, venue du Sud-Ouest du Cameroun pour exposer les produits culturels de sa communauté. Elle propose entre autres des tenues traditionnelles camérounaises notamment des « Kabangondo», des « Ndop ».

Martine Bibi Goyanga, venue du Sud-Ouest du Cameroun pour exposer ses produits culturels

En plus du vestimentaire, elle propose des mets typiques du Cameroun comme le bâton de manioc, « le Ndolè», le « poulet DG », des bonbons alcoolisés et divers autres produits comestibles. « Le continent est là, très bien représenté pour montrer sa part de richesse. La fête est très belle. Je tiens à féliciter tous les organisateurs et tous les partenaires de cette 21e édition de la SNC. Côté organisation, c’est vraiment très réussie même si on n’est qu’au début. On est très bien logés, bien traités et vraiment c’est top. C’est vraiment à féliciter. C’est la culture qui gagne », s’est-elle réjouie tout en formulant ses vœux de paix pour le « Pays des hommes Intègres ».

Oumarou KONATE

Minute.bf

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