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mardi 27 septembre 2022

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Situation sécuritaire : «… nous pensons que Zida est l’homme de la situation » (Yacouba Ouédraogo)

Votre organe minute.bf a reçu le Secrétaire national du mouvement Génération Zida pour la Patrie (GZP). Yacouba Ouédraogo, puisse qu’il s’agit de lui, est revenu, au cours de notre entretien, sur les relations que son mouvement a avec l’ancien premier ministre, Yacouba Isaac Zida, en exil depuis la fin de la transition au Canada. Plusieurs autres questions en lien avec la situation nationale ont été abordées dans cet entretien avec ce jeune enseignant qui pense qu’avec la crise sécuritaire que vit le Burkina Faso aujourd’hui, Yacouba Isaac Zida est « une fois de plus l’homme de la situation ». Interview !

Minute.bf : Aujourd’hui, comment se porte votre mouvement ?

Yacouba Ouédraogo (YO) : Nous pouvons dire que le mouvement se porte très bien. A ce jour, nous avons déjà sillonné dix régions au Burkina Faso et nous avons pu installer des bases, des points focaux avec qui nous essayons de mener un certain nombre d’activités. Les jours à venir, nous pourrons couvrir toutes les régions du pays. Nous pouvons donc dire que le mouvement vit bien.

Min.bf : Est-ce que vous pouvez revenir sur les motivations qui ont conduit à la naissance de ce mouvement ?

YO : Il faut dire que la jeunesse burkinabè se sentait à un moment donné interpellé au regard des défis auxquels elle était confrontée. Avec les défis sécuritaires et même les remous sociaux, il fallait agir car nous avons la responsabilité de réserver un avenir radieux aux générations futures. Pour cela, nous pensons que la destinée du pays doit être entre les mains d’un leader. C’est pourquoi nous avons pensé au Général Isaac Zida parce que nous l’avons vu à l’œuvre pendant la transition. C’est un homme qui a accepté donner dos à ses frères d’armes pour répondre aux aspirations du peuple. Nous avons vu quelque chose de positif en lui, c’est pourquoi nous nous sommes dit qu’il faut s’engager, il faut éveiller les consciences, il faut interpeller les gens à mieux faire les choses. Si les jeunes  burkinabè se disent que les acteurs du changement, c’est nous, les choses vont bouger. Mais si chacun reste chez soi tranquillement, attend les élections pour aller prendre 2000 francs pour aller voter ou pas, pour enfin se lancer dans des critiques à tort ou à travers, alors nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. Mais si des gens se sentent acteurs de la chose, se disent aussi comptables de la situation, en ce moment, nous pourrons faire quelque chose pour le bien-être du pays.

Min.bf : Avez-vous des nouvelles du Général Zida ?

YO : Nous n’avons pas directement des nouvelles de Zida, mais nous savons qu’il va bien. Zida est le président d’honneur du Mouvement patriotique pour le Salut (MPS), nous savons qu’il a entendu notre appel et qu’il souscrit entièrement à l’idée. Le leader qu’il est, nous sommes sûrs et certains que bientôt il va réagir et qu’il va rentrer au pays pour faire face à l’histoire.

Min.bf : Est-ce que Zida a connaissance de l’existence de votre mouvement ?

YO : Oui, très bien. Les médias nous ont même aidés dans cette tâche. Nous avions été actifs sur le territoire national il y a de cela quelques mois et les informations ont été relayées par les médias. Quand le général Zida a fait sa sortie sur France24, nous avons vu qu’il a des ambitions, ce qui nous fortifie dans notre position.

Min.bf : Vous dites que Zida peut revenir, pourtant il est accusé par les autorités actuelles de mauvaise gestion pendant la transition. Est-ce que vous ne craignez pas que votre mentor, de retour de son exil, pourrait faire face à la justice et éventuellement être incarcéré s’il est coupable ?

« …pour l’heure, nous pensons que c’est le leader qu’il nous faut… »

YO : Déjà, nous avons constaté avec le dossier du rapport de la Cour des Comptes sur la transition que la gestion était normale, conforme à ce qui est prescrit. Ce qui nous fait dire que l’accusation de mauvaise gestion ne peut porter que sur autre chose dont nous n’avons pas connaissance. Et si tel est le cas, la justice est souveraine et si Zida est en faute avec la loi, la justice va l’interpeller et fera son travail. Mais, pour l’heure, nous pensons que c’est le leader qu’il nous faut, parce que nous l’avons vu à l’action. Il a su être à la hauteur de la tâche qui lui a été confiée.

Min.bf : Zida a été fait président d’honneur du parti MPS. Vous qui le soutenez et qui pensez qu’il est l’homme de la situation au Burkina Faso, est-ce que vous êtes prêts à souscrire votre soutien à ce nouveau parti ?

YO : Pour nous, toute initiative qui tend à valoriser, à mettre en lumière les compétences de notre leader, nous nous devons de la soutenir. Nous en tant que jeune, nous restons dans notre situation de jeune, nous conscientisons, nous amenons les jeunes à agir, à se mettre dans la meilleure posture pour pouvoir changer quelque chose positivement dans le pays. En tant que société civile, nous sommes dans ce rôle-là, mais comme nous savons que la société civile ne va pas voter en tant que société civile, il appartient à chaque jeune de trouver son affiliation politique pour aller aux élections. Alors, tant mieux si le MPS par l’idéal qu’il défend arrive à convaincre la jeunesse. Yacouba Isaac Zida est notre leader et s’il perçoit sa vision au MPS, les jeunes qui se sentiront aptes à adhérer à ce parti le feront sans problème.

Min.bf : Concrètement, le mouvement Génération Zida qui procède déjà à l’installation de ses structures dans les différentes villes, va-t-il soutenir ce nouveau parti?

YO : L’installation de nos représentants, des points focaux, est dans l’unique but de soutenir Zida, parce que pour nous, c’est lui le candidat idéal. Le Général sera candidat ou pas, c’est un autre débat mais c’est lui notre leader et les adhérents au mouvement Génération Zida pour la Patrie, sont dans une logique de le soutenir dans son idéologie. Alors, s’il est candidat, il s’agira de le soutenir pour la victoire.

Min.bf : Certaines personnes affirment que Zida devrait rentrer en Septembre, avez-vous des informations concernant un probable retour de l’ex premier ministre au Burkina Faso?

YO : Effectivement, nous avons aussi entendu ces rumeurs selon lesquelles il devrait rentrer en septembre et on espère que c’est vraiment le cas parce que nous avons hâte de le voir. Mais, nous n’avons pas des informations plus précises là-dessus. Nous avons entendu de la bouche d’Idrissa Nogo qu’il doit rentrer mais cela reste à vérifier. Ce sera un réel plaisir pour nous membres de la Génération Zida de savoir que notre mentor arrive.

Min.bf : Est-ce que vous êtes déjà rentrés en contact avec Zida ?

YO : Nous ne sommes pas rentrés en contact personnellement avec lui, mais nous savons qu’il nous suit et le fait qu’il soutienne l’idée, c’est l’idéal pour nous. Nous avons vu une manière de faire les choses dans le passé qui consiste notamment à aller prendre 2000 francs et sortir aller faire du bruit quelque part. Mais cette fois-ci, les gens se sont dit : « on va s’engager, on va faire quelque chose avec l’ultime espoir que cela aboutisse un jour ». Nous sommes dans cette dynamique et nous n’avons pas besoin de rentrer personnellement en contact avec lui pour le faire, nous avons juste besoin de lui montrer que c’est lui notre leader et s’il a compris le message, tant mieux.

Min.bf : Le Burkina Faso est attaqué, depuis quatre ans. Juste après la transition, le pays est dans le collimateur des terroristes et la dernière attaque macabre en date a fait 24 morts dans les rangs des militaires à Koutougou. Vous qui soutenez Yacouba Isaac Zida, pensez-vous qu’il sera l’homme de la situation que son pays vit aujourd’hui si toutefois il accède au pouvoir ?

« Yacouba Isaac Zida est une fois de plus l’homme de la situation »

YO : Il faut dire que ce que nous vivons actuellement au Burkina est vraiment déplorable. Pour toutes ces attaques à répétition, toutes ces familles qui sont endeuillées, c’est toute la nation qui en pleure. Face à cela, nous pensons effectivement que Yacouba Isaac Zida est une fois de plus l’homme de la situation. En sa qualité d’expert en renseignement, en mettant les personnes qu’il faut à la place qu’il faut, il pourra nous aider afin que nous puissions mettre fin à ce phénomène qui malheureusement ne fait qu’endeuiller nos populations.

Min.bf : Quelle lecture faites-vous aujourd’hui de la requalification des faits sur le dossier en justice d’Auguste Denise BARRY, ministre de la sécurité sous la transition?

YO : C’est un sujet vraiment compliqué et sensible car nous ne comprenons pas. Nous nous rappelons en son temps que Simon Compaoré (ex ministre de la sécurité intérieure) a dit que nous allions être édifiés. Malheureusement nous attendons l’édification mais rien n’a été fait jusqu’à présent. Nous espérons que la justice va rejaillir afin de rendre justice pour que Denise Barry puisse être libre de ses mouvements.

Min.bf : Le 23 août 2019, nous avons dû constater des mouvements d’humeur de nos militaires qui ont « exprimé leur sentiment » suite à l’attaque de Koutougou qui a fait 24 morts dans les rangs. Quelle lecture faites-vous de cette situation ?

YO : Il faut dire que c’est une situation très difficile pour le pays. Aujourd’hui (vendredi 23 août, ndlr) a été décrété «  Journée de deuil national ». Cela veut dire que c’est une situation difficile pour tout le monde, aussi bien pour les civiles que pour les militaires qui sont les premiers concernés. Il faut comprendre leur sentiment et leur réaction mais, il faudra aussi interpeler les autorités à prendre les mesures visant à stabiliser et à tranquilliser un peu les FDS parce que ce sont des gens qui ont tout sacrifié pour défendre la nation. Ils méritent vraiment d’être entendus. S’ils ont des revendications, qu’ils soient satisfaits pour que le pays puisse retrouver la cohésion et la quiétude.

Min.bf : Vous en tant que mouvement de veille citoyenne, que  proposez-vous dans ce sens ?

YO : En tant que mouvement de veille, nous n’avons pas des qualifications politiques ou militaires. Mais tout ce que je sais, c’est qu’il y a des compétences, ils y a des gens qui peuvent vraiment nous aider dans cette situation et nous prions le bon Dieu qu’il soit là pour qu’on puisse tendre les mains là où il faut pour pouvoir libérer le pays.

Min.bf : Pensez-vous au gouvernement d’union nationale pour gérer la situation que nous vivons aujourd’hui ?      

YO : Oui, c’est une alternative et c’est vraiment une possibilité. Si on peut passer par une union de force avec toutes les forces vives, et essayer de faire une sorte de gouvernement d’union nationale ou de faire appel à une réconciliation nationale, c’est peut être une voie  mais il faut impérativement faire quelque chose parce qu’on a l’impression que cette situation dure trop longtemps et si ça continu, ça va finir par mettre à plat le moral des Burkinabè.

Min.bf : Nous sommes à la fin de notre entretien. Avez-vous un dernier mot?

YO : J’aimerai simplement vous remercier pour l’intérêt que vous nous accordez. Merci de toujours relayer les informations pour le bien-être du Burkina Faso. S’intéresser à nos activités, c’est  déjà  quelque chose de bien. Vous contribuez à faire illuminer les actions des jeunes. Pour cela nous tenons à vous remercier au nom de la coordination. 

Propos recueillis par A. Kinda

Minute.bf

2 Commentaires

  1. Le film là sort quand? Des circonstances malheureuses ont conduit à un certain moment au pouvoir, certaines personnes et cela se passe le plus souvent en Afrique.Mais ce qu’il faut retenir,Thom SANK le disait on peut trompée le peuple une fois mais jamais pour toujours.La place d’un militaire, c’est la caserne.

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