jeudi 7 mai 2026
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Sénégal: A peine élu, Bassirou Diomaye Faye veut revoir certains accords avec la France

A peine élu, le nouveau président sénégalais Bassirou Diomaye Faye entend remettre à plat les relations entre le Sénégal et la France. Lundi, il a déclaré que son pays resterait « l’allié sûr et fiable » de tous les partenaires étrangers « respectueux » du principe d’égalité entre Etats.

Le second d’Ousmane Sonko va enfin pouvoir appliquer son programme qui prévoit notamment la sortie du franc CFA. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Franceinfo la veille du scrutin, Bassirou Diomaye Faye a insisté pour dire qu’il n’est pas question de rompre avec la France mais de revisiter les relations entre les deux pays : « La rupture, c’est par rapport à nous-mêmes, à nos pratiques de gouvernance, à nos relations avec les partenaires, quels qu’ils soient. La France n’est pas sortie du Sénégal, elle est au Sénégal. Le partenariat entre la France et le Sénégal, jusqu’au moment où je vous parle, est un partenariat correct mais qui doit être revisité. Il doit être plus gagnant pour nous », a-t-il affirmé précisant: « Nous n’avons aucune focalisation sur la France. Nous l’avons déjà dit il y a des années, on ne nous a malheureusement pas écoutés. »

Pour Bassirou Diomaye Faye, le partenariat avec la France doit être le plus équitable possible. Ce qui veut dire selon ses propos, que « le Sénégal va revoir certains accords commerciaux, tout comme les accords de pêche avec la France ou les accords de défense, dans le but de protéger les intérêts des Sénégalais ».

Le nouveau président veut également instaurer un changement de paradigme. Et cela doit passer par la sortie du franc CFA qu’il qualifie de vestige de la colonisation : « L’Afrique, c’est 54 pays, il n’y a que 14 pays qui n’ont pas leur propre monnaie, les 40 autres ont leur monnaie. Pourquoi devons-nous renoncer à un levier de financement aussi important quand on aspire au développement ? Nous sommes très pauvres, très endettés, très en retard sur le monde. Voilà un levier que vous devez pouvoir activer pour aller plus vite vers le développement endogène. On vous dit : ‘non, non, non, catastrophe, n’en parlez pas’. Cette souveraineté-là, comme les autres souverainetés, on ne peut pas y renoncer. Au contraire, on va davantage l’affirmer parce qu’un pays souverain doit être totalement souverain. Pas à moitié. », a-t-il déclaré.

Minute.bf

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