mercredi 4 février 2026
spot_img

Sénégal: A peine élu, Bassirou Diomaye Faye veut revoir certains accords avec la France

A peine élu, le nouveau président sénégalais Bassirou Diomaye Faye entend remettre à plat les relations entre le Sénégal et la France. Lundi, il a déclaré que son pays resterait « l’allié sûr et fiable » de tous les partenaires étrangers « respectueux » du principe d’égalité entre Etats.

Le second d’Ousmane Sonko va enfin pouvoir appliquer son programme qui prévoit notamment la sortie du franc CFA. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Franceinfo la veille du scrutin, Bassirou Diomaye Faye a insisté pour dire qu’il n’est pas question de rompre avec la France mais de revisiter les relations entre les deux pays : « La rupture, c’est par rapport à nous-mêmes, à nos pratiques de gouvernance, à nos relations avec les partenaires, quels qu’ils soient. La France n’est pas sortie du Sénégal, elle est au Sénégal. Le partenariat entre la France et le Sénégal, jusqu’au moment où je vous parle, est un partenariat correct mais qui doit être revisité. Il doit être plus gagnant pour nous », a-t-il affirmé précisant: « Nous n’avons aucune focalisation sur la France. Nous l’avons déjà dit il y a des années, on ne nous a malheureusement pas écoutés. »

Pour Bassirou Diomaye Faye, le partenariat avec la France doit être le plus équitable possible. Ce qui veut dire selon ses propos, que « le Sénégal va revoir certains accords commerciaux, tout comme les accords de pêche avec la France ou les accords de défense, dans le but de protéger les intérêts des Sénégalais ».

Le nouveau président veut également instaurer un changement de paradigme. Et cela doit passer par la sortie du franc CFA qu’il qualifie de vestige de la colonisation : « L’Afrique, c’est 54 pays, il n’y a que 14 pays qui n’ont pas leur propre monnaie, les 40 autres ont leur monnaie. Pourquoi devons-nous renoncer à un levier de financement aussi important quand on aspire au développement ? Nous sommes très pauvres, très endettés, très en retard sur le monde. Voilà un levier que vous devez pouvoir activer pour aller plus vite vers le développement endogène. On vous dit : ‘non, non, non, catastrophe, n’en parlez pas’. Cette souveraineté-là, comme les autres souverainetés, on ne peut pas y renoncer. Au contraire, on va davantage l’affirmer parce qu’un pays souverain doit être totalement souverain. Pas à moitié. », a-t-il déclaré.

Minute.bf

spot_img

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Électricité/Période de grande consommation : Le ministre de l’Énergie inspecte les centrales thermiques de Ouagadougou

À l’approche de la période de canicule, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré...

Lutte antiterrorisme : Une délégation gouvernementale galvanise les Forces combattantes dans le grand Est

Ce mardi 3 février 2026, une délégation gouvernementale de haut niveau, conduite par le Ministre d’État, Ministre de...

Coopération : Le Président Traoré reçoit le Directeur général adjoint du FMI

(Ouagadougou, 4 février 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, a...

Coopération économique : Le FMI salue le Burkina Faso, « une étoile brillante » au cœur des défis

(Ouagadougou, le 04 février 2026) Le Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Kenji OKAMURA, a été...