Scandale « charbon fin » : Le président du Faso face à ses responsabilités (Edito)

Les faits remontent à fin décembre 2018 où la brigade nationale anti-fraude de l’or a pu débusquer une tentative d’exportation frauduleuse d’or. La société incriminée était IAM Gold Essakane, une société minière canadienne opérant au Burkina. Ce qui se cachait derrière cette exportation normale de charbon fin serait donc une grande quantité d’or non déclarée. La valeur estimative de cette manne s’élève à plus de 300 milliards de F CFA selon le Réseau national de lutte anti-corruption (REN/LAC).

Une affaire qui a été saisie par la presse, les organisations de la société civile et la justice. Le ministre des Mines, Oumarou Idani, même si sa culpabilité n’est pas formellement établie, est visé par les critiques. Il est soupçonné d’être de connivence avec les responsables de la mine dans ce vaste trafic. Face aux critiques, Oumarou Idani a été contraint de convoquer, dans l’urgence, la presse pour éclairer l’opinion. Une conférence de presse qui, visiblement, n’a pas convaincu plus d’un.

Il faudra taper fort

Les tenants et aboutissants de ce vaste scandale demeurent flous. Il n’y aurait même pas que de l’or. Face aux journalistes, le REN-LAC avait dit : « Il n’y avait pas que de l’or et de l’argent seulement mais beaucoup d’autres comme le fer, le cuivre, le manganèse ». Devant l’ampleur d’un tel scandale, le président du Faso devrait prendre ses responsabilités. C’est-à-dire démettre le premier responsable des Mines en attendant la suite des investigations.

Le faire permettrait de donner un gage d’assainissement de ce milieu à réputation salie par la mauvaise gestion. Déjà, les populations locales, s’estimant lésées dans l’exploitation des mines, n’hésitent pas à s’en prendre (parfois violemment) aux installations des sociétés minières. Ces populations regrettent ne pas tirer suffisamment profit dans les activités minières. Maintenant avec ce scandale dit « scandale charbon fin », comment le gouvernement peut convaincre les populations qu’il ne sous-traite pas avec les grandes sociétés dans le seul but de les spolier ? La réponse à cette interrogation appartient au chef de l’Etat qui doit courageusement taper fort !

La Rédaction

spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

spot_img

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Inondations à Houndé : Le ministre d’État Émile Zerbo adresse ses sincères condoléances aux familles endeuillées

Suite aux inondations qui ont coûté la vie à cinq personnes à Houndé, le mercredi 24 juin 2026,...

Burkina : Compte-rendu du Conseil des ministres N°21 du 25 juin 2026

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou,le jeudi 25 juin 2026, en séance ordinaire, de 09 H...

Burkina : Subvention de 15,8 milliards FCFA pour la production de coton

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil...

Burkina : Révision des critères d’attribution des bourses d’études dans l’enseignement supérieur

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil...