Réconciliation nationale : « Le Triptyque vérité-justice-reconciliation notre boussole » Zéphirin Diabré

Zephirin Diabré, ministre en charge des questions liées à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale était face à la presse ce jeudi 4 mars 2021 pour décliner les grands axes de ses actions, surtout définir la réconciliation nationale telle qu’il l’entend, la conçoit et veut la mettre en œuvre pour recoudre le tissus social qui est actuellement touché, selon certains analystes politiques, par une déchirure qui s’épaissit au fil du temps.

« Nous concevons la réconciliation comme un processus et non pas comme un acte simple et isolé » a voulu d’abord préciser le ministre Diabré qui pense qu’il faut aller sur la base de la réconciliation nationale pour permettre à tous les Burkinabè de se pardonner et d’avancer vers le développement après que la justice est rendue dans tous les dossiers qui la sollicitent actuellement.

« Dans tout ce que nous serons amenés à faire, rien ne sera fait qui puisse apparaitre comme une prime à l’impunité. Le Triptyque vérité-justice-reconciliation est notre boussole. Le triptyque n’est pas mécanique », a répondu le ministre à tous ceux qui estiment, selon lui, que la réconciliation telle que pensée actuellement veut promouvoir l’impunité.

« Les mécanismes de réconciliation qui vont être mis en œuvre seront conçus de manière contingente et endogène. Si les victimes demandent la vérité, il faut qu’on leur serve la vérité », a-t-il fait savoir, notant que « se réconcilier autour d’un problème en pays bissa ne sera pas le même qu’en pays peulh ».

Ainsi, martèle-t-il, « aucune solution ne sera privilégiée au détriment d’une autre, c’est un cocktail de solution qu’il faut envisager en fonction des situations ».

« Il faut que nous rédigeons un nouveau pacte républicain pour définir notre vivre ensemble (cela sera adopté pendant le forum de réconciliation qui aura lieu au moment venu…) », relève le principal conférencier du jour.

Aussi, répondant à ceux « qui pensent que le Burkina n’a pas de problème de réconciliation », Zéphirin Diabré déclare : « Je respecte leurs avis mais je ne le pense pas ».

Dans ses actions à venir, le ministre en charge de la réconciliationnationale affirme que son département est dans l’optique d’organiser des concertations nationales. Il s’agira, a l’entendre, de « repartir à la base, écouter le peuple et recenser zone par zone, les conflits qui ont divisé les peuples… »

Des détails à venir sur Minute.bf

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