Le Président du Faso, Chef de l’État et Président de la Confédération AES, le Capitaine Ibrahim Traoré, effectue ce jeudi 16 juillet 2026 une visite de travail dans la région du Yaadga. En marge de cette tournée, il s’est adressé sans détour aux forces vives locales.
Sur le plan politique, le Capitaine Ibrahim Traoré a été on ne peut plus clair quant à sa position à la tête de l’exécutif. Il a tenu à rappeler que le contexte actuel n’a rien à voir avec celui de 1987. « Moi, je n’étais pas en prison quand quelqu’un est venu m’y chercher pour me mettre au pouvoir après un coup d’État, comme ce fut le cas pour Blaise Compaoré et Thomas Sankara. La situation est totalement différente », a-t-il affirmé.
« Quand je suis parti avec mes hommes, j’étais en tête. Aucun soldat ne marchait devant moi. Je ne me suis pas caché dans une villa à Ouagadougou pour envoyer les autres au front et venir, le soir, bomber le torse devant les caméras de la RTB. Lorsque les tirs de 14,5 mm ont retenti, j’étais à moins de cent mètres, et j’en ai été la première victime. Alors, évitez les amalgames. Il n’y a ni numéro un, ni numéro deux. Il n’y a pas deux capitaines dans un même bateau. Si, par vos communications, vous laissez croire que quelqu’un est plus puissant, vous allez lui créer des problèmes, et vous en assumerez ensemble les conséquences », a-t-il expliqué.
Le Président du Faso a poursuivi en affirmant qu’il n’a pas sacrifié sa jeunesse pour venir s’amuser, mais pour accomplir une mission. « Je n’ai pas donné ma jeunesse pour rien. J’ai un rêve pour mon pays, et ce rêve se réalisera. Désormais, je vais percuter et avancer. Restons concentrés », a-t-il déclaré.
Abordant les questions religieuses et les tensions suscitées par l’adoption de la loi sur la liberté religieuse, Ibrahim Traoré a réaffirmé la primauté de l’État et son principe de laïcité. « Si tu es radicaliste et que tu estimes que ton pays est en dessous de ta religion, tu sors et tu vas là où ta religion passe avant tout. Avec les radicaux, nous ne nous entendrons pas. Nous allons d’ailleurs faire appel à des imams modérés pour qu’ils forment leurs pairs », a-t-il prévenu.
Le Capitaine Traoré a également tenu des propos fermes sur la discipline au sein de son Gouvernement. « Tous ceux qui travaillent avec moi connaissent ma ligne de conduite. J’ai une mission, et ils la suivent tous. Si quelqu’un fait une erreur, je le materai sans état d’âme », a-t-il insisté.
Le Capitaine Ibrahim Traoré a ensuite évoqué les progrès sécuritaires réalisés depuis 2022. « À notre arrivée, la route de Ouahigouya était impraticable, et même son aérodrome était inaccessible. La route nationale numéro 1 était coupée », a-t-il rappelé. « Aujourd’hui, nous avons décidé d’engager une nouvelle dynamique. Il faut garder le cap. C’est pourquoi nous avons créé Faso Mêbo. Tout ce qui est réalisable ailleurs l’est aussi ici. Nous y arriverons », a-t-il souligné.
Le Chef de l’État a invité les populations à dénoncer tout abus. « C’est la Révolution. On ne cache rien. Ce qui peut être dit pour sauver doit être dit », a demandé le Président du Faso.
Enfin, sur le plan social et l’autonomisation des femmes, Ibrahim Traoré a partagé sa vision. « Nous ne voulons pas que nos mères aillent dormir près des forages. Nous ne voulons pas qu’elles se lèvent à des heures impossibles pour aller chercher de l’eau afin de nourrir leur famille », a-t-il souligné.
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