Le Réseau stratégique des observateurs de la Confédération Alliance des États du Sahel (RESO-AES) a, au cours d’une conférence de presse ce mercredi 29 avril 2026, condamné les attaques terroristes du 25 avril 2026 au Mali. Le RESO-AES a profité pour exprimer sa « vive indignation » face à ces actes qu’il a qualifiés d’« extrême gravité ».
Le samedi 25 avril 2026, le Mali était frappé par des terroristes en coalition dans plusieurs de ses localités, dont Kati, Kidal et Bamako. Ces attaques ont causé la mort de plusieurs civils et militaires, notamment du ministre de la Défense, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara.
Face à cette situation préoccupante, le Réseau stratégique des observateurs de la Confédération Alliance des États du Sahel (RESO-AES), à travers l’ensemble des experts des trois pays de l’espace AES, a tenu une réunion d’urgence visant à produire une réponse collective.

Selon le Coordonnateur pays du RESO-AES, Lianhoué Imhotep Bayala, le Réseau s’est réuni le 27 avril 2026 pour exprimer « sa profonde indignation, sa vive émotion » et sa pleine solidarité à la suite de ces attaques terroristes survenues dans l’espace AES, précisément au Mali.
Le RESO-AES s’est incliné avec « respect » devant la mémoire du Général Sadio Camara. Le RESO-AES a adressé également ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, au peuple malien, ainsi qu’à l’ensemble des peuples de la Confédération AES.
Une « barbarie inacceptable… »
Au cours de cette conférence de presse, le RESO-AES a condamné avec « la plus grande fermeté » les attaques terroristes simultanées perpétrées contre les pays de l’AES. « Le ciblage délibéré d’une résidence privée, l’atteinte à des membres de famille non engagés dans les opérations militaires et la volonté manifeste de frapper au cœur des symboles de commandement révèlent un degré supplémentaire dans l’horreur, la perfidie et la barbarie », s’est indigné Lianhoué Imhotep Bayala.
Pour le Coordonnateur pays du RESO-AES de tels actes constituent « une violation flagrante » des principes du droit international humanitaire, notamment de la distinction entre objectifs militaires et biens civils. Ces actes, constituent aussi, selon Lianhoué Imhotep Bayala, une atteinte grave au droit à la vie, à la sécurité et à la protection des non-combattants. « Le RESO-AES rappelle que le terrorisme, sous toutes ses formes, doit être criminalisé et traité comme une menace globale contre les peuples, les États et la paix collective, et qu’aucune complaisance ne saurait être tolérée à son égard », a-t-il fait savoir, appelant les organisations africaine et internationale à plus d’engagement envers l’AES.
Pour l’analyste politique Bayala, il est également nécessaire et urgent de renforcer la doctrine de protection des hautes personnalités au-delà de leurs déplacements officiels ou de leurs fonctions institutionnelles visibles. « Les domiciles privés, les cercles de proximité et les environnements familiaux doivent désormais être pleinement intégrés dans la doctrine de sécurité », a indiqué le Coordonnateur pays du RESO-AES.

Face à cette conjoncture, le RESO-AES a appelé les peuples de la Confédération AES à l’unité, à la lucidité, à la discipline informationnelle et à la résilience.
Pour information, le RESO-AES a pour mission centrale de renforcer la souveraineté, la sécurité et la cohésion des pays membres de l’AES face aux menaces terroristes, à la désinformation et aux enjeux géopolitiques.
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Jean-François SOMÉ
Minute.bf






