Le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu) a au cours d’un point de presse, ce mardi 23 juin 2026 annoncé la vaccination de 5 millions d’enfants entre juin et octobre 2026. Cette campagne intervient dans la cadre de la 10ᵉ campagne de Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS+).
Prévue de juin à octobre 2026, cette campagne de Chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS+) offre gratuitement des médicaments préventifs aux enfants de 3 à 59 mois. L’objectif est de les protéger pendant la période de forte transmission du paludisme.

Selon le secrétaire permanent, Sidzabda Kompaoré, cette stratégie vise à réduire d’environ 75 % les cas de paludisme chez les enfants dans les zones ciblées. Elle va diminuer également les formes graves et les décès.
Au-delà de la distribution de médicaments, la campagne comprend plusieurs actions dont le dépistage de la malnutrition ; l’identification des enfants n’ayant reçu aucune dose du vaccin antipaludique ; la prise en charge communautaire des enfants malades et l’identification et la destruction des gîtes larvaires.
En 2026, près de 5 millions d’enfants seront couverts. Cinq passages sont prévus, dont le premier aura lieu du 25 au 28 juin dans les districts concernés.
L’État a mobilisé à, cet effet, prêt de 5 milliards de FCFA dédié à la lutte contre le paludisme et 2,5 milliards de FCFA dédiés à la campagne CPS+.
Cinq passages sont prévus selon le calendrier ; T0 : du 25 au 28 juin, dans les 24 districts sanitaires à forte incidence ; T1 : du 23 au 26 juillet, dans l’ensemble des 70 districts sanitaires ; T2 : du 20 au 23 août ; T3 : du 17 au 20 septembre ; T4 : du 15 au 18 octobre.

Deux stratégies de mise en œuvre seront déployées : le porte-à-porte et les sites fixes. Dans les régions de l’Est et du Sahel, une stratégie fixe avancée sera également mise en place. Cela permettra de rapprocher les services des populations.
Sidzabda Kompaoré a insisté sur la bonne observance du traitement. Il a rappelé que les parents et tuteurs doivent veiller à respecter les trois jours de prise de médicaments à chaque passage. Cette condition est essentielle pour garantir l’efficacité de l’intervention.
Monsieur Kompaoré a également souligné que la CPS+ ne remplace pas les autres mesures de prévention. Il a cité notamment l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, l’assainissement du cadre de vie, une alimentation équilibrée et la vaccination.
Enfin, le secrétaire permanent a lancé un appel à la mobilisation générale. Sidzabda Kompaoré a invité les populations à contribuer à l’objectif d’un Burkina Faso sans paludisme. « Mobilisons-nous, engageons-nous et agissons ensemble. Trois jours de prise de médicaments peuvent protéger un enfant pendant toute une période de forte transmission », a-t-il déclaré.
Revenant sur le bilan de 2025, le chef du département de la prise en charge, de la prévention médicamenteuse et vaccinale du SP/Palu, Kiswendsida Ousséni Ouédraogo, a indiqué que les activités de destruction des gîtes larvaires ont constitué un volet important de la lutte contre le paludisme.
Selon lui, plus de 73 % des gîtes larvaires identifiés dans les communes ont été détruits. A en croire Kiswendsida Ousséni Ouédraogo, les gîtes restants, principalement des fosses septiques et des points d’eau permanents, qui ne pouvaient être éliminés immédiatement, ont fait l’objet de recommandations visant à les sécuriser et à les rendre inaccessibles afin de limiter la prolifération des moustiques.

Alors que le Burkina Faso enregistrait habituellement près de 10 millions de cas de paludisme par an, le chef du département de la prise en charge, de la prévention médicamenteuse et vaccinale du SP/Palu a indiqué qu’environ 7 millions de cas ont été recensés en 2025, soit une diminution de près de 3 millions de cas.
« La tendance est également favorable en ce qui concerne la mortalité. Le nombre annuel de décès liés au paludisme est passé de plus de 3 000 à moins de 2 000 en 2025 à l’échelle nationale. Cette baisse est particulièrement marquée chez les enfants de moins de cinq ans », a souligné Kiswendsida Ousséni Ouédraogo.
Au regard des résultats de la campagne CPS+ de 2025, jugés « très satisfaisants », les autorités entendent maintenir cette dynamique en 2026, avec pour objectif de réduire davantage le nombre de cas et de décès liés au paludisme.
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Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO (Stagiaire)
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