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samedi 22 juin 2024

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Justice climatique : Une quarantaine de personnes outillées sur la défense des droits des personnes vulnérables

L’ONG Voix de Femmes a organisé, dans la mise en œuvre du projet « African Activists for Climat Justice AACJ », une session de formation, de collecte et de diffusion de récits en matière de justice climatique, les 19 et 20 mai 2024, à Ouagadougou. L’objectif de cette formation était de renforcer les compétences des acteurs de la promotion des droits des populations vulnérables dans l’art de la narration des récits afin de plaider efficacement en faveur de la justice climatique et d’influencer les décideurs.

L’avancée du désert, la rareté des pluies, les caprices pluviométriques, la pollution, la disparition de certaines créatures de la nature, les catastrophes naturelles, etc. sont pour la plupart dues aux effets du changement climatique. Les conséquences de ces changements climatiques impactent plus les personnes vulnérables, qui, le plus souvent, ne sont pas à l’origine des actes qui ont conduit à ce dérèglement naturel. Dans les actions de lutte contre ce fléau et de soutien aux personnes qui en sont impactées, les populations vulnérables sont souvent oubliées. Pour que leur voix porte auprès des décideurs, l’ONG Voix de Femmes, par son projet dénommé « African Activists for Climat Justice AACJ », a décidé de renforcer les capacités d’une quarantaine de personnes composées d’acteurs représentant des réseaux des organisations de femmes et jeunes des communes rurales, des membres du réseau des journalistes et communicateurs pour le bien-être de la femme et de l’enfant, et des membres du consortium AACJ et de Voix de Femmes.

« Voix de Femmes met en œuvre un projet dénommé Militants africains pour la justice climatique.  Ce projet est mis en œuvre dans les 6 communes rurales de la région du centre. Voix de Femmes a donc travaillé à formaliser un ensemble de réseaux par commune, qui comportent des sous-organisations. Ce sont les capacités de ces réseaux qui ont été renforcées au cours de la formation de 48 heures à Ouagadougou, sur la collecte, la narration et la diffusion des récits sur la justice climatique. Nous avons voulu associer à cette formation, des journalistes qui pourront aussi renforcer leur capacité dans ce domaine », a expliqué Marcel Kaboré, représentant Voix de Femmes à cette session de formation.

Marcel Kaboré de l’ONG Voix de Femmes déclinant les objectifs de la formation

De ses dires, cette formation permettra aux participants d’avoir des outils nécessaires pour être résilients face aux effets du changement climatique, mais surtout, d’adopter des comportements à même de réduire conséquemment les causes de ce changement climatique. « Il s’agit là de faire des récits, une force d’information. Comme vous le savez, nous sommes une culture de l’oralité. C’est de permettre à ceux qui ne sont pas allés à l’école de pouvoir être résilients à ce changement climatique et de revendiquer leur droit en matière de justice climatique. Parce que ce sont ces personnes qui sont les plus touchées alors qu’elles ne sont pas à la base de ce changement climatique », a signifié M. Kaboré.

Si l’on parle de justice climatique, de l’avis du représentant de l’ONG Voix de Femmes à cette formation, c’est parce qu’il y a des gens (les plus riches, des propriétaires d’usine, des grands entrepreneurs, etc.) qui contribuent au changement du climat, ce qui est malheureusement préjudiciable à tout le monde. « Dans ce cadre, on veut revendiquer un certain nombre de droits dans ce domaine pour les personnes innocentes qui souffrent le plus parce qu’elles ne sont pas, le plus souvent, à l’origine du changement climatique. Ces personnes doivent avoir leur part de rétribution par rapport à cela. Vous n’ignorez pas qu’au niveau de la COP, il y a souvent des indemnités dans ce cadre. Lesquelles indemnisations devraient aussi profiter aux personnes vulnérables afin qu’elles ne sombrent pas définitivement », a explicité M. Kaboré.

Noelie Tiendrebeogo, présidente du réseau communal de Komsilga, a salué cette initiative, en ce sens qu’elle leur a permis de « beaucoup apprendre » sur la justice climatique. « Nous allons produire et diffuser des récits qui permettront de porter nos voix au niveau des décideurs pour une justice climatique », a-t-elle assuré, notant également qu’après cette formation, les participants ont eu des outils nécessaires pour lutter contre le changement climatique sur tout le territoire national.

Noelie Tiendrebeogo, participante, a salué l’initiative de Voix de Femmes

Pour Dimanche Compaoré, participant, cette formation va beaucoup aider dans leurs actions futures. « Nous avons compris ce qu’implique la justice climatique. Nous avons aussi eu des notions sur le récit pour une justice climatique. Nos actes prochains vont concourir à la protection de l’environnement. Nous estimons que nos actions auront des impacts positifs pour les années à venir », a-t-il indiqué.

Pour information, Voix de Femmes est une ONG qui apporte une contribution significative à la promotion et protection de la femme et de l’enfant dans tous les domaines (juridique, socio-économique, politique et culturel). Dans cette optique, elle mène des actions d’information, d’éducation et de communication en direction des populations burkinabé afin qu’elles soient de plus en plus aptes à s’assumer entièrement et à tirer judicieusement profit des droits qui leurs sont reconnues.

Minute.bf

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