Après une première phase à Bobo-Dioulasso, le Programme FIFA de Développement des Talents (TDS) a posé ses valises à Ouagadougou pour détecter et former la crème des joueurs de moins de 14 ans. Entre évaluation du niveau réel et correction des fondamentaux, les jeunes talents et leurs encadreurs sont plongés dans un stage intensif, depuis le 20 août 2026, sous l’œil expert d’un coach formateur international, avec pour objectif de bâtir l’académie de demain.
Le soleil de Ouagadougou éclaire un nouveau chapitre du Programme FIFA de Développement des Talents.
Après une première session à Bobo-Dioulasso, c’est désormais dans la capitale que les jeunes espoirs du football burkinabè, âgés de 13 à 14 ans, sont soumis à la rigueur des exercices préconisés par le projet TDS.

Sous la houlette de Perse Kemby, coach formateur mandaté par l’instance internationale, garçons et filles se succèdent sur le terrain même si le niveau affiché diffère de celui observé lors de la précédente étape.
Le coach FIFA, dont l’expertise est reconnue, ne cache pas ses premières impressions. « Par rapport à Bobo-dioulasso, le niveau n’est pas aussi haut. Mais comme ce n’est pas encore fermé, on va encore voir les autres joueurs et améliorer les choses petit à petit », a confié Perse Kemby, en marge de la séance. Le coach Kemby a souligné les progrès déjà réalisés. Il a insisté sur la nécessité de peaufiner la technique et l’intelligence de jeu, des aspects perfectibles chez les garçons.

En revanche, il a salué la densité du vivier féminin. « Les filles, par rapport à Bobo-dioulasso, je dirais qu’elles sont meilleures ici en quantité », a-t-il déclaré. « Mais Rome ne s’est pas construite en un seul jour. Le niveau sera plus acceptable et plus meilleur au fur et à mesure des entraînements », a-t-il été enthousiaste.
Pour les encadreurs locaux, la venue du spécialiste FIFA est bien plus qu’une simple évaluation ; c’est une véritable remise en question des méthodes de travail.
Coach Diabaté, responsable de la détection, voit dans ce stage un tournant décisif. « Le projet FIFA TDS se poursuit. Pour moi, c’est maintenant que le travail débute vraiment, car nous recevons le coach FIFA », a-t-il déclaré.

Le coach Diabaté a détaillé les axes travaillés, centrés sur les fondamentaux : contrôles, passes, prise d’information et contrôle orienté. « Ce n’est pas nouveau, mais il y a des trucs que nous négligions, lui il met l’accent sur ça », reconnaît-il.
Une prise de conscience salutaire qui permet de cerner les lacunes réelles des jeunes talents. « Cette science a révélé le niveau exact des enfants. C’est une satisfaction pour nous de connaître leur vrai niveau, cela nous permet de ne pas nous tromper sur le talent », ajoute-t-il, soulignant que cette phase de pré-sélection est cruciale pour alimenter la future académie en éléments d’élite.

Le processus de sélection, rigoureux, ne ferme toutefois pas la porte aux retardataires. La détection reste ouverte afin de ne pas passer à côté d’une pépite tardive. « Quand tu parles de talent, si tu fermes, en tant que tu vas croiser un autre talent, tu fais comment ? », interroge Coach Diabaté.
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