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lundi 4 mars 2024

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Effort de guerre : Les détenus des Maisons d’Arrêt et de Correction de Ziniaré et Kongoussi lèvent des fonds

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la reconquête du territoire national, le président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, a demandé une contribution volontaire à l’effort de guerre, sous l’appellation de Fonds de Soutien patriotique (FSP). En réponse à cela, les détenus des Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Ziniaré et de Kongoussi ont pu lever des fonds, qu’ils ont remis à la ministre en charge de la justice, Bibata Nébié/Ouédraogo, le mardi 21 février 2023 à Ouagadougou. 

Une sagesse du pays conseille, en substance, que si la famille initie de danser dans une calebasse, que chacun y mette son pied. Une maxime qui est tellement d’actualité que les détenus des MAC de Ziniaré et de Kongoussi se l’ont appropriée, dans ce contexte de lutte contre le terrorisme et de reconquête du territoire national, en marquant leur participation à l’effort de guerre. « C’est vrai que nous ne sommes pas libres, mais nous restons toujours des Burkinabè », a relevé le représentant desdits détenus. Pour lui, en répondant à l’appel du président de la Transition, c’est une manière pour eux, les détenus, de réaffirmer leur appartenance à la patrie. 

Et cela, en partant surtout du fait que si le pays est en guerre, ça se ressentira sur eux, avec leurs familles qui ne pourront pas leur venir en aide comme il se doit. 

« Quel que soit le temps passé en détention, nous finirons par sortir travailler à ce que les mêmes erreurs ne se reproduisent plus », a avancé le représentant et porte-parole des détenus à l’initiative de la levée de fonds, pour expliquer leurs motivations et encourager les autorités à continuer le combat pour, dit-il, « léguer à nos enfants un Burkina de paix ».

En chiffre, la MAC de Kongoussi a pu réunir 10 250 F CFA, dont 7 150 F CFA pour les FDS et 3 100 pour les Personnes déplacées internes. Les détenus de la MAC de Ziniaré, eux ont pu mobiliser 58 500 F CFA. C’est donc une enveloppe de 68 750 qui a été remise à la ministre en charge de la justice. A ce propos, le Directeur général adjoint de l’administration pénitentiaire, l’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal Ibrahim Traoré a tenu à relever que l’initiative est « volontaire » et prise par les détenus eux-mêmes. 

Bibata Nébié/Ouédraogo, ministre en charge de la justice, a salué le geste des détenus, « un geste hautement patriotique »

« Un geste hautement patriotique… »

A travers leur geste, le message des détenus des MAC de Ziniaré et de Kongoussi se veut clair. « Nous invitons tous les Burkinabè à répondre favorablement à l’appel du chef de l’État et de s’unir pour accompagner les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) à garder le courage dans cette lutte qui est la nôtre », ont-ils lancé. 

Sur ces mots, la ministre en charge de la justice, Bibata Nébié/Ouédraogo, n’a pas caché sa satisfaction. « C’est un geste hautement patriotique ! », s’est-elle exclamée avant de saluer : « son montant importe peu. Ce qui est important, c’est le fait d’y avoir pensé, de savoir qu’en tant que Burkinabè, quelqu’en soit ma situation, je peux apporter ma modeste contribution à l’œuvre de défense de notre patrie, de reconquête de notre territoire ».

Outre le fait que ces détenus répondent à l’appel du président, c’est le fait que malgré qu’ils n’aient « pas toute la liberté de mener des activités qui peuvent [leur] permettre d’avoir des revenus », ces derniers aient pensé que « sur le maigre revenu qu'[ils parviennent à se constituer », ils peuvent contribuer à l’effort de guerre. C’est cela que la ministre Bibata Nébié/Ouédraogo considère comme leur « profond attachement à la patrie »

Pour cela, tout en chargeant les représentants des détenus de transmettre ses remerciements et ceux du gouvernement à leurs camarades, la ministre n’a pas manqué de leur prodiguer des conseils. « Je vous encourage à être résilients (…) c’est juste une étape dans la vie que vous êtes en train de traverser. Elle va se fermer et nous allons nous retrouver ensemble dans la vie active en citoyen libre. La parenthèse, il faut la vivre de la façon la plus positive, constructive qu’elle soit pour qu’au sortir, vous restez de dignes Burkinabè que vous êtes », a-t-elle prodigué.

Franck Michaël KOLA

Minute.bf

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