Les rideaux sont tombés sur la 7e édition du Festival des identités culturelles (FESTIC) le lundi 18 mai 2026 à Ouagadougou. Durant cinq jours, la communauté Bissa a fait découvrir son riche patrimoine culturel et artistique. Au programme, échanges culturels, projections cinématographiques, prestations artistiques, masterclass, Nuit de la Résilience, panels, rencontres professionnelles et moments de fraternité ont tenu en haleine les 2000 festivaliers venus pour l’occasion. La cérémonie de clôture s’est déroulée sous la présidence du ministère en charge de la culture, en présence du Balum Naaba de Ouidi.
La 7e édition du Festival des identités culturelles (FESTIC) a refermé ses portes sur une note de satisfaction après avoir accueilli plus de 2000 festivaliers. La communauté Bissa a ébloui les festivaliers par sa richesse culturelle.
La présidente du comité d’organisation a exprimé sa fierté d’avoir réussi le pari de l’organisation de la 7e édition du Festival des identités culturelles (FESTIC). Elle a expliqué que ensemble, les participants ont célébré la richesse et la diversité de leurs identités culturelles autour du thème « Les identités culturelles à l’ère du village planétaire ». Selon elle, cette édition a été un véritable espace de dialogue entre les peuples, les générations et les cultures.

Le Festic 2026 a également permis aux festivaliers de découvrir quelques hauts lieux du patrimoine culturel et historique du Burkina Faso grâce à une visite touristique organisée sur le site des sculptures sur granite de Laongo ainsi qu’au Mémorial Thomas Sankara. Pour la présidente du comité d’organisation, ces moments de découverte, de mémoire et de partage ont fortement contribué à renforcer les liens entre les participants tout en valorisant l’histoire et les richesses culturelles du Burkina Faso.
Brice Ouédraogo, chargé de mission et représentant le ministre de la culture, a dressé un bilan tout aussi positif. Il a rappelé qu’il y a eu des projections cinématographiques, un panel consacré au thème de l’édition, une masterclass autour du film emblématique Saraounia de Med Hondo, la Nuit de la Résilience dédiée à la communauté Bissa, sans oublier les expositions d’objets culturels et ceux des anciens combattants.

Brice Ouédraogo a insisté sur le fait que chaque activité a constitué un espace d’apprentissage, de réflexion et de partage. « Les films projetés ont permis d’aller à la rencontre de communautés parfois éloignées géographiquement, mais profondément unies par des aspirations communes comme se retrouver, se ressourcer, se réconcilier et se reconstruire ensemble. Le panel a invité à réfléchir aux liens entre nos identités culturelles et les réalités d’un monde de plus en plus interconnecté. La Nuit de la Résilience a offert l’occasion de mieux découvrir une composante essentielle de notre richesse nationale à travers la culture Bissa. Quant aux expositions, elles ont permis aux festivaliers de mieux comprendre et apprécier des pans importants de notre patrimoine historique et culturel », a-t-il fait noter.
Le représentant du ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a souligné que ces activités revêtent une importance particulière dans le contexte que traverse notre pays. Elles contribuent à renforcer la connaissance mutuelle entre les communautés, à valoriser nos expressions culturelles et à promouvoir le dialogue interculturel, socle indispensable de la paix et de la cohésion sociale.

Le directeur du FESTIC, Wendlassida Ouédraogo, s’est dit très satisfait de l’axe édition du FESTIC. Il a expliqué que durant cinq jours, 29 films sélectionnés ont été diffusés dans deux lieux différents. Une masterclass a été organisée sur le film Sarraounia. À l’intention des professionnels, un panel a eu lieu sur la thématique de l’édition du 14 au 18 mai 2026. Toutes ces activités ont réuni plus de 2 000 personnes.
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Wendlassida Ouédraogo s’est réjoui d’avoir pu communier avec la communauté Bissa et d’avoir beaucoup appris de sa richesse culturelle. Il a également tenu à souligner que les enfants n’ont pas été oubliés. À deux semaines du festival, un atelier de dessins animés a été initié pour les initier aux métiers de l’audiovisuel. Le Président du FESTIC a rappelé que les visiteurs ont pu voir le film qu’ils ont réalisé, qui met en avant la diversité culturelle et les caractéristiques identitaires des différentes communautés du Burkina Faso. Les enfants ont aussi été initiés à l’écriture de contes. Toutes ces activités le réjouissent au regard des objectifs fixés.

Plusieurs prix ont été décernés lors de la cérémonie de clôture. Le prix du meilleur court métrage documentaire 2026 a été attribué à Werga, un film de Jeannine Dissirama Bessoga. Le prix du meilleur court métrage fiction 2026 est revenu à Cœur d’enfants d’Isabelle Loua, de Guinée. Le prix du meilleur long métrage documentaire 2026 a été décerné à Sunu Yoon de Jean Marie Mallee, France et Sénégal. Le coup de cœur du jury pour la fiction 2026 a été remis à Autumn The Age de Blal Touil, Maroc. Le coup de cœur du jury pour le documentaire 2026 a été attribué à La danse des Yan Tawri d’Ibrahim Ousmane Mahamoudou, Niger. Enfin, le prix du Cinéma numérique ambulant (CNA) a été remis à Ibrahim Mamadou.

Rendez-vous est pris en 2028 pour la 8e édition du Festival des identités culturelles (FESTIC) avec une autre communauté à découvrir.
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Mathias KAM
Minute.bf






