Coup d’État au Burkina : l’ACMP « condamne le recul démocratique durement acquis »

Ceci est une adresse de l’Alliance Arc en Ciel des partis et formations politiques du Mouvement Progressiste (ACMP) sur le coup d’Etat du 24 janvier 2022 au Burkina Faso.

« Peuple du Burkina Faso

Suite à la suspension de la constitution et de la dissolution du Gouvernement et de l’Assemblée nationale, le 24 janvier par le MPSR, l’ACMP, qui œuvre pour l’implémentation d’une démocratie véritable et responsable en Afrique et au Burkina Faso, condamne le recul démocratique durement acquis par le peuple et reste indignée par la prise de pouvoir par l’armée, dans le présent contexte de lutte contre le terrorisme.

Peuple Burkinabè

L’ACMP, exige la libération immédiate du président Roch marc Christian KABORE, président démocratiquement élu, à l’occasion des élections de novembre 2020, interpelle le MPSR au rétablissement de la vie constitutionnelle dans les meilleurs délais afin d’éviter les sanctions sur le plan international et sous régional, qui risquent d’endeuiller davantage notre peuple, déjà en détresse sécuritaire et alimentaire et l’invite à prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter que notre pays ne soit la risée des groupes armés.

En effet, notre pays de 1966 à 2014 a été gouverné par des militaires soit 48 ans de règne. Ce bref rappel historique nous conduit à six ans de règne civile qui se solde par un coup de force militaire. En faisant le décompte de l’indépendance de notre pays à la date d’aujourd’hui soit 62 ans, nous avons vécu treize (13) ans de démocratie véritable à cela nous pouvons ajouter quatre (04) années de démocratie participative où l’aspiration réelle de notre peuple a été prise en compte.

Depuis 2015, des hommes armés non identifiés (HANI) ont pris des armes pour attaquer la république au mépris de nos valeurs communes de vivre ensemble dans une démocratie apaisée et participative. Sans sortir de cette situation, en 2022, c’est un groupe de militaires qui prend les armes pour déstabiliser les institutions de la république au mépris de la constitution et de jugement du putsch manqué de 2015.

Burkinabè des villes et des campagnes

Les aspirations du peuple burkinabè en matière de démocratie et de liberté n’ont pas changé malgré les problèmes de gouvernance observés depuis 2016. Main dans la main, comme une seule personne, les Burkinabè ne doivent pas céder à la gouvernance militaire, qui si autrefois avait des marges de manœuvre, n’aura pas de leviers importants pour mobiliser toutes les filles, tous les fils de la nation et de la diaspora ainsi que les partenaires pour une construction durable et solide de la nation.

Vive le Burkina Faso
Vive le peuple burkinabé
Vive l’unité nationale
« 

Pour l’ACMP
Le Coordonnateur National

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