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lundi 15 avril 2024

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Burkina : Un projet pour la redynamisation du musée de Bazoulé

Bazoulé dans la commune de Tanghin Dassouri a vibré au rythme des journées culturelles à l’occasion du projet de redynamisation de son musée des arts et des savoir-faire traditionnels. Le vendredi 8 mars dernier, les acteurs du monde culturel burkinabè, accompagnés de l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso ont marqué leur présence à la cérémonie d’ouverture des journées culturelles de Bazoulé. Un projet qui a été soutenu par l’ambassade du Japon.

Alassane Kiemtoré, maire de la commune de Tanghin Dassouri

Le tourisme est un pourvoyeur de devise et contribue au développement d’un pays. « La culture c’est la vie, c’est notre quotidien, c’est toutes nos valeurs traditionnelles », dira le maire de la commune de Tanghin Dassouri, Alassane Kiemtoré, qui estime que l’accompagnement du Japon dans la redynamisation du musée de Bazoulé permettra de rendre ce musée encore plus moderne. Par la contribution des partenaires et le soutien des populations de Bazoulé, le maire entend faire du musée une grande référence. Il a promis à l’ambassadeur du Japon que le soutien ne sera pas vain. « Nous allons nous y mettre pour que vous sentez les efforts faits pour une bonne gestion de votre accompagnement », a-t-il fait savoir.

La directrice générale du musée national, Rasmata Sawadogo a exprimé sa reconnaissance à l’ambassadeur du Japon pour le soutien obtenu dans la redynamisation du musée de Bazoulé, mais aussi dans l’organisation des 72 heures des journées culturelles de ladite localité.

Rasmata Sawadogo directrice générale du musée-national

En rappel, le musée de Bazoulé a été construit en 2012 avec le soutien du Japon. « Les musées sont des maillons essentiels de la chaine de valorisation de la culture d’un pays », a reconnu Tamotsu IKEZAKI, ambassadeur du Japon, indiquant que « la promotion de la culture participe au rayonnement d’un pays ». A l’en croire, le Japon a accompagné la construction du musée de Bazoulé afin de créer davantage d’animation culturelle dans cette localité réputée pour son attraction touristique grâce à sa marre aux caïmans sacrés. Il a souhaité que ces 72 heures d’intenses activités culturelles marquent « le début d’une exploitation rationnelle, continue et fructueuse, des deux salles d’exposition, des 4 ateliers et autres compartiments du musée de Bazoulé ». L’ambassadeur a invité les populations de Bazoulé à « veiller et à protéger » le musée et son contenu.

Ousmane Djiguemdé conseiller technique au MCAT, représentant le ministre

Un plaidoyer qui a été entendu par le Maire de la commune de Tanghin Dassouri qui entend, avec le concours du ministère en charge de la culture, « mettre en place un nouveau départ, c’est-à-dire la redynamisation des activités de ce musée qui constitue pour la commune un trésor ». « L’art c’est la vie, c’est le quotidien, c’est toute une industrie », a dit le maire qui a appelé ses « parents », les chefs coutumiers, les conseillers et toutes les forces vives à comprendre que « nous avons hérités d’un musée que nous devons continuer à valoriser afin que le tourisme prenne un essor grandissant ».

Tamotsu IKEZAKI, ambassadeur du Japon au Burkina Faso

Le message du ministre de la culture des arts et du tourisme (MCAT), porté par Ousmane Djiguemdé à cette cérémonie, par ailleurs conseiller technique au MCAT, s’inscrivait dans cette même dynamique de collecte et de protection des objets d’art pour les générations à venir. Il a demandé la mobilisation des populations autour de la préservation des valeurs culturelles, la collecte des objets d’art et leur conservation. « Je pense que c’est très important pour que les générations futures ne perdent pas ce que nous avons », a soutenu Ousmane Djiguemdé, qui a confié qu’au ministère de la culture, il y a un certain nombre de services techniques qui sont chargés d’accompagner les initiatives en matière de musée et les directions techniques en charge de tourisme. M. Djiguemdé, après la visite du musée de Bazoulé, a affirmé avoir eu « assez bonne impression » de ce que le Burkina Faso a comme potentialités culturelles. Il a ainsi insisté sur la nécessité de collecter plus d’objets d’art et de songer à leur bonne conservation pour la postérité.

Par Armand Kinda

Pour minute.bf

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