Burkina : « L’écriture d’une nouvelle constitution est une question de souveraineté politique… » (PM Kyélem de Tambela)

Dans son Discours sur la situation de la nation (DSN), ce vendredi 1er décembre 2023, devant les députés de l’Assemblée législative de Transition, le Premier ministre, Me Apollinaire Kyélem de Tambela est revenu sur le projet d’écriture d’une nouvelle Transition. Pour lui, c’est une question de « souveraineté politique, économique et culturelle ».

« Nous devons bien comprendre les enjeux. L’écriture d’une nouvelle Constitution est une question de souveraineté politique, économique et culturelle », a d’emblée relevé le Premier ministre devant les députés. Il explique : « nul ne peut s’épanouir réellement à partir des concepts d’autrui. Nul ne peut tracer son propre chemin à partir de règles établies par autrui ».

Concrètement, le chef du gouvernement considère que « la Constitution qui est la loi fondamentale de laquelle toutes les autres lois tirent leur essence, doit donc être le reflet de la société au risque de la conduire à la dérivé ». « C’est, dit-il, ce que manque d’adéquation que nous vivons actuellement au Burkina Faso avec pour résultat une instabilité institutionnelle chronique depuis l’indépendance ».

Et pour Apollinaire Kyélem de Tambela, le problème ne se pose pas au sein du monde paysans. « Nous avons d’un côté des lettrés dont le corps se trouve souvent au Burkina et l’esprit en Occident. Des diplômés formatés dans la pure pensée occidentale, sans une réelle capacité de contextualisation et d’adaptation. De l’autre côté, nous avons une paysannerie déboussolée, torturée entre la réalité du quotidien et les sophismes juridiques et politiques auxquels elle est confrontée », a-t-il distingué avec regret.

Par ailleurs, poursuit-il : « il est évident que ceux qui ont construit leur carrière, leur fortune et leur prestige sur la connaissance, le maniement et la manipulation des Constitutions occidentales, et qui n’ont eu ni le courage ni la clairvoyance de s’interroger sur leur réelle utilité dans nos sociétés, ne voient pas d’un bon œil notre projet. Ils feront tout pour convaincre du contraire ».

Lire aussi ➡️Burkina : Voici le deuxième Discours sur la situation de la nation du Premier ministre Kyélem

Minute.bf

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