Dans une circulaire signée le 6 juillet 2026, le ministère de la Santé rappelle aux établissements de soins leur obligation d’accueillir et de prendre en charge tous les patients se présentant aux services d’urgences. Dans la note, le département insiste sur le fait qu’aucun malade ne doit être refoulé ou orienté vers une autre structure sans avoir été au préalable évalué par un professionnel de santé.
Cette mise au point intervient alors que le ministère constate que certains patients sont encore redirigés vers d’autres formations sanitaires en raison du manque de lits, de la saturation des services, de l’absence de fiche de référence ou du non-respect du circuit habituel de la pyramide sanitaire.
Le ministère rappelle que la pyramide sanitaire est un outil d’organisation des soins et ne doit en aucun cas primer sur l’intérêt du patient. Selon la circulaire, la protection de la vie humaine doit rester la priorité absolue, tandis que le jugement clinique du personnel soignant doit guider toute décision de prise en charge.
Le texte précise que tout patient arrivant aux urgences doit être accueilli avec diligence, respect et sans discrimination. Une évaluation clinique préalable est désormais exigée dans tous les cas afin d’apprécier le degré d’urgence, d’administrer les premiers soins nécessaires et de déterminer l’orientation la plus adaptée.
Le ministère souligne également que l’absence de lits ou toute autre contrainte organisationnelle ne peut justifier le refus d’une évaluation médicale ou des premiers soins indispensables. Les équipes soignantes sont invitées à stabiliser le patient, dans la mesure du possible, avant tout transfert vers une autre structure.
Lorsqu’un transfert est nécessaire, celui-ci doit être préparé et sécurisé, avec une prise de contact préalable avec l’établissement de destination lorsque les circonstances le permettent. Les informations médicales utiles devront également accompagner le patient afin d’assurer la continuité des soins.
Enfin, le ministère insiste sur le fait qu’aucun patient présentant une urgence médicale ou chirurgicale, réelle ou présumée, ne doit être privé d’une prise en charge initiale au seul motif qu’il ne dispose pas d’une fiche de référence ou qu’il n’a pas suivi le circuit habituel de la pyramide sanitaire.
Les responsables des structures de santé sont chargés de veiller à l’application stricte de ces nouvelles directives dans l’ensemble des services d’urgences du pays.
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