lundi 9 février 2026
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Burkina : le CISC dénonce la recrudescence des « morts dans les gendarmeries »

L’insécurité au Burkina Faso inquiète. La dégradation de la situation sécuritaire est dénoncée par l’opinion nationale et internationale qui attendent des actes forts de la part des autorités sur le terrain de la lutte contre le terrorisme.

Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) lors d’une conférence de presse animée ce 27 mai 2022, a indiqué avoir « documenté ou relevé plus de 500 morts et plus d’une centaine de cas d’enlèvements et de disparitions forcés (civils et militaires) depuis janvier 2022 jusqu’à nos jours ».

Parmi ces centaines de morts, le CISC dit noter plusieurs cas d’exactions, d’enlèvements suivis d’exécutions et autres formes de tueries. « Nous faisons le triste constat que les enlèvements, les exécutions et les morts dans les gendarmeries ne font que s’enchaîner », a déploré Daouda Diallo, coordonnateur du collectif.

Les cas les plus récents cités sont ceux de Hamadoun Dicko et le prince de l’émirat de Barani Hampathé Sidibé qui ont trouvé la mort dans des locaux de gendarmerie, selon le CISC. « Nos services de gendarmerie doivent être des lieux de sécurité et non des lieux de tortures et de mouroirs », a interpellé Daouda Diallo.

Un autre pan de la situation sécuritaire abordé par les conférenciers, c’est le dialogue que tente de mettre en place le gouvernement avec les groupes armés terroristes (GAT). A ce niveau, le CISC relève « un flou » entre le discours du chef de l’Etat et les actions entreprises car, dit-il, le gouvernement invite les leaders communautaires à s’impliquer pour la réussite du dialogue et au même moment soutient qu’il ne négocie pas. Or, conseille Daouda Diallo, « si le processus est bien conduit avec la transparence et la volonté politique, la mise en place des comités locaux pourrait permettre de réduire significativement la violence armée ».

Cette sortie du collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communauté intervient au lendemain du le massacre d’une cinquantaine de civils par les GAT à l’Est du Burkina.

Mouni Ouedraogo
Minute.bf

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