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mardi 16 avril 2024

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À la barre : 6 mois après sa sortie de prison, il se fait encore prendre pour vol aggravé

Condamné en 2019 à 4 ans de prison ferme pour viol, B.S, 24 ans, a encore été appelé à la barre du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga 1, le mardi 19 mars 2024 pour répondre des faits d’acte de grand banditisme. Pourtant, ce prévenu était fraîchement sorti de prison en octobre 2023, après avoir passé 4 ans derrière les barreaux. Il y retournera pour les 5 prochaines années.

En voici une jeunesse qui se gâche ! Condamné à 4 ans de prison pour viol à l’âge de 19 ans, il sort et commet une autre infraction qui le renvoie derrière les barreaux pour les 5 prochaines années. Au total, 9 ans qu’il aura à passer en prison. C’est le très tristement vécu du jeune B.S.

En effet, cet employé de commerce s’est rendu coupable de vol aggravé courant février 2024. Selon les faits, le prévenu B.S, s’est introduit dans la maison de la victime K.A. À l’aide d’une arme blanche, il a menacé la dame et lui a ordonné de lui donner son téléphone portable et la somme de 2 000 FCFA. Auparavant le même prévenu avait dérobé chez la même victime une gente de voiture et un chauffe eau. Après lecture des chefs d’accusation contre lui, B.S a tout reconnu. Il a plaidé coupable.

D’après ses explications, c’est autour de 23 heures qu’il a escaladé le mur du domicile de la victime pour s’introduire dans la maison par la porte de la cuisine. « J’étais couchée au salon pour allaiter mon enfant et mon mari était couché dans la chambre. Après un moment, je me suis endormie. J’ai alors senti la présence d’une personne près de moi. J’ai ouvert les yeux et il m’a fait signe de ne pas crier. Il m’a alors demandé de lui donner tout ce que j’avais. Il a pris mon téléphone portable et 2 000 FCFA », a révélé la victime à la barre. Accusation qui corrobore les propos du prévenu, qui reconnaît d’ailleurs les faits tels que dits.

C’est grâce au téléphone portable qu’il va cloner et utiliser que la police va mettre la main sur lui alors qu’il se retrouvait chez son père à 2 heures du matin. La victime dans sa constitution de partie civile a juste demandé 50 000 FCFA à titre d’intérêts et dommages.

Le procureur a salué la cohérence du prévenu qui est resté droit dans ses déclarations depuis l’enquête préliminaire jusqu’à la barre. Il a reconnu les faits et donné les détails pour la lumière sur cette affaire. Pour le parquet, les faits reprochés à B.S sont entièrement caractérisés. Il a requis que le prévenu soit maintenu dans les liens de la prévention et en répression, le condamner à 60 mois de prison dont 36 mois ferme et 1 million de F CFA d’amende assortie de sursis.

Le Tribunal statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, a déclaré B.S coupable des faits de vol aggravé. En répression, les juges l’ont condamné à 60 mois de prison ferme, assortis d’une période de sûreté de 48 mois et au paiement d’une d’amende ferme d’un million de F CFA. Les juges ont reçu la constitution de partie civile de la victime. Le Tribunal a condamné le prévenu à payer 50 000 F CFA au titre des dommages et intérêts à la victime. La chambre a fixé la contrainte judiciaire à 3 mois et enfin condamné le prévenu B.S aux dépens.

Notons que chaque partie dispose de 15 jours, conformément à la loi en vigueur au Burkina Faso, pour interjeter appel, si elle n’est pas satisfaite de cette décision de justice.

Mathias Kam
Minute.bf

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