lundi 23 février 2026
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Liberté de presse : « Il n’y a pas de ligne médiane » engagée dans cette guerre (Jean Emmanuel Ouédraogo)

Le Gouvernement burkinabè n’entend pas s’attaquer à la liberté d’expression et de presse. C’est un bien acquis au prix d’énormes sacrifices que le gouvernement entend pérenniser, assure Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre de la communication, porte-parole du gouvernement. Au cours d’une conférence de presse du gouvernement, ce jeudi 30 mars 2023, Jean Emmanuel Ouédraogo a, cependant, donné les conditions pour jouir de cette liberté.

« Le Burkina Faso est en guerre », n’a cessé de rappeler Jean Emmanuel Ouédraogo, ministre en charge de la communication. Cette guerre, selon lui, impose de nouvelles manières de communiquer.

« Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est l’avenir de notre pays, c’est l’existence de notre pays. Aujourd’hui, nous avons des groupes terroristes qui ont juré la perte du Burkina Faso en s’attaquant aux symboles de l’État, aux citoyens de l’État qui ne demandaient qu’à vivre en paix », a rappelé le ministre porte-parole du gouvernement. Ce diagnostic impose donc aux journalistes et Hommes de médias, une autre forme d’expression. Jean Emmanuel Ouédraogo pense de ce fait qu’ « il n’y a pas de ligne médiane » engagée dans cette guerre.

« Aujourd’hui, si les journalistes ou un média dans l’offensive générale qui est lancée pour la reconquête du territoire national, estime qu’au nom de la pratique journalistique, il a le devoir d’être objectif en se mettant à équidistance entre notre pays, les FDS et les groupes armés terroristes, je pense que c’est son interprétation. Mais nous, nous pensons qu’il n’y a pas de position médiane dans cette guerre qui est engagée », a-t-il dit.

Pour Jean Emmanuel Ouédraogo, il s’agit concrètement d’une seule chose pour les médias, « soutenir l’offensive (des Forces de défense et de sécurité, ndlr) pour la reconquête du territoire national ». « Nous avons été clairs qu’il le fallait. Il est nullement question de chanter les louanges du Capitaine Ibrahim Traoré ou de son gouvernement. Mais, il faut que tous les Burkinabè y compris les journalistes qui sont aussi des Burkinabè puissent accompagner ces efforts de reconquête du territoire. C’est cette action qui garantit cet effort de liberté individuelle et collective, d’opinions et d’expressions », a-t-il déclaré.

Minute.bf

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