Fonction publique : Bassolma Bazié veut redonner espoir à « l’enfant du pauvre »

La loi sur la neutralité politique dans l’administration et le renforcement de la méritocratie a été applaudie par les députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) le jeudi dernier. Auréolé de ce soutien populaire, Bassolma Bazié entend mettre tout en œuvre pour donner une lueur d’espoir à « l’enfant du pauvre ». Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse ce mardi 21 mars 2022 à Ouagadougou.

« Il y a des dossiers dans l’administration, quand vous regardez, vous ne pouvez pas dormir. Vous avez envie de pleurer. Il y a des enfants qui souffrent dans l’administration », a déploré le ministre en charge de la Fonction publique et du travail, Bassolma Bazié. C’est pour remédier à cette « mauvaise gouvernance », que la loi sur la neutralité politique dans l’administration publique et le renforcement de la méritocratie a été introduite. Cette loi qui a été validée par les députés est un avant goût de ce qui va venir, assure le ministre Bazié. « Nous avons rendu le pays malade par notre gestion. Arrêtons de faucher la jeunesse comme des être sauvages. C’est de ça qu’il s’agit. Nous allons poursuivre la bataille pour mettre fin à la misère de la jeunesse », a-t-il martelé.

Lire aussi ➡️ Bassolma Bazié : « Nous allons poursuivre la bataille pour mettre fin à la misère de la jeunesse »

Pour cela, Bassolma Bazié entend s’attaquer au processus de recrutement dans les fonctions de l’État et même dans les contrats de travail signés par les agents. « Les recrutements seront revus. Que les gens se préparent. On va lancer le recrutement par compétences pour gérer les sociétés d’État. Il faut que les agents aient aussi des contrats de travail honorant », a-t-il promis.

Toutes ces réformes visent pour finalité, de « redonner de l’espoir à l’enfant du pauvre, celui là qui n’a pas de bras longs pour compétir d’égale à égale avec les autres » dans les recrutements à des postes dans l’administration, a expliqué Bassolma Bazié.

« Ce n’est que le départ. Nous allons avancer dans les réformes. Je n’ai jamais demandé à être ministre mais tant que je suis là, je vais avancer. Si le prix à payer est que nous on parte, on va payer le prix », a-t-il martelé, pour conclure.

Lire aussi ➡️ Dépolitisation de l’administration publique : Le projet de loi n’interdit pas la pratique religieuse, précise Bassolma Bazié

Mathias Kam
Minute.bf

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