Rencontre des anciens chefs d’Etat : « J’ai été surpris par l’absence de Roch Marc Christian Kaboré » (Albert Ouedraogo)

Au cours d’une interview sur les antennes de la télévision nationale ce mardi 23 août 2022, le Premier ministre Albert Ouedraogo s’est prononcé sur l’absence de l’ex Président Rock Marc Christian Kaboré à la rencontre des anciens chefs d’Etat le 8 juillet 2022 au palais présidentiel de Kossyam.

«J’ai été surpris par l’absence de Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, lors de la rencontre du 8 juillet dernier entre les anciens Chefs d’Etat, parce que lors de la campagne présidentielle de 2020, lui-même avait affirmé à Ziniaré que son objectif premier, qu’un de ses chantiers lorsqu’il serait élu serait de faire revenir Monsieur Blaise Compaoré, dans un délai de six mois. C’était une promesse de campagne», a d’abord rappelé Albert Ouedraogo qui dit n’avoir pas compris l’absence de l’ex locataire de Kosyam à cette rencontre qui a connu la présence de Blaise Compaoré, venu de la Côte d’Ivoire d’où il est en exil depuis sa chute en 2014.

Pour le chef du gouvernement de la Transition burkinabè, la démarche ne s’inscrivait pas dans une logique de retour définitif de Blaise Compaoré. «Beaucoup n’ont pas compris notre démarche. Il ne s’agissait pas de faire revenir Monsieur Blaise Compaoré de façon définitive, mais il s’agissait surtout de montrer que les anciens dirigeants et les dirigeants actuels peuvent être unis, peuvent faire l’union sacrée pour montrer à nos forces de défense et de sécurité (FDS) que tout le monde, que toutes les composantes de notre société sont derrière elles», a-t-il expliqué.

Pour lui, l’absence d’entente, de cohésion sociale et d’union sacrée au sommet de l’Etat peut perturber l’état d’esprit des forces de défense et de sécurité. « Notre démarche était de booster le moral de nos forces de défense et de sécurité, en montrant que tout le monde, y compris les anciens dirigeants pouvaient se montrer, avec le nouveau dirigeant, pour cette union sacrée », a souligné la Premier ministre Albert Ouedraogo qui précise également que l’objectif n’était pas de faire une entorse à la justice comme le prétendaient certaines personnes.

En effet , selon ses propos, des démarches ont été entreprises auprès des différentes parties avant l’arrivée de l’ex Président Blaise Compaoré. « Nous avons approché la famille de Thomas Sankara, notamment Mariam Sankara, pour l’informer de cette situation et ce que nous comptons faire. Nous avons aussi approché le Conseil supérieur de la magistrature et nous lui avons expliqué la démarche que nous sommes en train de mener et rassurer que nous ne sommes pas en train de tordre le coup à la justice, de consacrer l’impunité, mais de dire que les Burkinabè sont capables de faire l’union sacrée », a-t-il déclaré pour terminer.

Minute.bf

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