Jardins du maire: Un grand manque à gagner pour la commune de Ouagadougou (Opposition)

La mairie de la commune de Ouagadougou avait procédé à l’augmentation du loyer des boutiques et jardins en 2017. Les conseillers de l’opposition avaient, le 6 avril de la même année, quitté la salle des fêtes de la commune de Ouagadougou pour protester contre cette augmentation du prix de location qu’ils trouvent « exagérée » pour certains espaces de commerce appartenant à la commune de Ouagadougou. En conférence de presse ce jeudi 25 juin 2020, les conseillers municipaux de l’opposition disent regretter que leur inquiétude trouve aujourd’hui « sa justification dans le calvaire que vivent les tenanciers des jardins et boutiques de rues ».

« L’histoire nous a donné raison, car la plupart de ces espaces de commerce sont fermés. Ceux qui continuent de se battre n’arrivent plus à honorer leur loyer, et cela est un manque à gagner pour les caisses de la commune de Ouagadougou », a regretté Alban Raogo Zoungrana, président du groupe municipal UPC.

Pour rappel, les loyers de boutiques sur l’Avenue Charles de Gaulle sont passés de 3 500 FCFA à 50 000 FCFA, soit une augmentation de 1428%, pendant que les boutiques du marché de Zogona connaissent à leur tour, une augmentation de 625 %. Le petit jardin de l’aéroport est passé de 50.000 FCFA à 300.000 FCFA. Celui du Loudun a connu une augmentation de 600.000 FCFA pour atteindre la barre d’un million par mois. Le jardin de Bogodogo, actuellement fermé, est passé, selon les dires des conférenciers, de 25.000 FCFA à 500.000 FCFA de loyer mensuel.

Ces augmentations ont eu un grand impact sur les activités des tenanciers de ces différents lieux et ont affecté les activités de certains artisans qui profitaient de l’ouverture de ces espaces pour écouler leurs produits aux différents visiteurs de ces lieux.

« Le manque à gagner de ces fermetures est énorme pour la commune et, pire, les fermetures ont occasionné la mise au chômage de nombreux travailleurs », a regretté Alban Raogo Zoungrana qui confie qu’à l’époque, les délibérations ont été proposées par le maire Béouindé sans tenir compte des observations de certains membres de la commission ad’hoc chargée de l’étude des prix. « Notre inquiétude trouve sa justification aujourd’hui dans le calvaire que vivent les tenanciers des jardins et boutiques de rues », conclut-il.

Armand Kinda
Minute.bf

spot_img
spot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicité

spot_img

Publicité

spot_img

Articles connexes

Sécurité routière : Le non-port du casque sera sanctionné dès le 1er octobre

À l’approche de la rentrée scolaire, le ministère de la Sécurité annonce la fin de la période de...

Suivi de la Campagne agropastorale 2026-2027 : Le Ministre d’État Ismaël Sombié lance le renforcement de l’alimentation en eau potable de Fada N’Gourma

« 𝑫𝒊𝒙 𝒎𝒐𝒊𝒔, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒕𝒓𝒐𝒑. 𝑳’𝒂𝒄𝒄è𝒔 à 𝒍’𝒆𝒂𝒖 𝒑𝒐𝒕𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍. 𝑪𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏 𝒑𝒓𝒊𝒗𝒊𝒍è𝒈𝒆....

Bitumage de l’axe Koudougou-Siglé : Les populations invitées à faire recenser leurs biens

Le projet de construction et de bitumage de la Route départementale n°42 (RD42), reliant Koudougou à Nandiala, Kindi...

Suivi de la campagne agropastorale 2026-2027 : Un abattoir moderne pour dynamiser la filière bétail-viande à Fada N’Gourma

Dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027 dans la région du Goulmou, le Ministre d’État,...