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mardi 27 février 2024

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Jardins du maire: Un grand manque à gagner pour la commune de Ouagadougou (Opposition)

La mairie de la commune de Ouagadougou avait procédé à l’augmentation du loyer des boutiques et jardins en 2017. Les conseillers de l’opposition avaient, le 6 avril de la même année, quitté la salle des fêtes de la commune de Ouagadougou pour protester contre cette augmentation du prix de location qu’ils trouvent « exagérée » pour certains espaces de commerce appartenant à la commune de Ouagadougou. En conférence de presse ce jeudi 25 juin 2020, les conseillers municipaux de l’opposition disent regretter que leur inquiétude trouve aujourd’hui « sa justification dans le calvaire que vivent les tenanciers des jardins et boutiques de rues ».

« L’histoire nous a donné raison, car la plupart de ces espaces de commerce sont fermés. Ceux qui continuent de se battre n’arrivent plus à honorer leur loyer, et cela est un manque à gagner pour les caisses de la commune de Ouagadougou », a regretté Alban Raogo Zoungrana, président du groupe municipal UPC.

Pour rappel, les loyers de boutiques sur l’Avenue Charles de Gaulle sont passés de 3 500 FCFA à 50 000 FCFA, soit une augmentation de 1428%, pendant que les boutiques du marché de Zogona connaissent à leur tour, une augmentation de 625 %. Le petit jardin de l’aéroport est passé de 50.000 FCFA à 300.000 FCFA. Celui du Loudun a connu une augmentation de 600.000 FCFA pour atteindre la barre d’un million par mois. Le jardin de Bogodogo, actuellement fermé, est passé, selon les dires des conférenciers, de 25.000 FCFA à 500.000 FCFA de loyer mensuel.

Ces augmentations ont eu un grand impact sur les activités des tenanciers de ces différents lieux et ont affecté les activités de certains artisans qui profitaient de l’ouverture de ces espaces pour écouler leurs produits aux différents visiteurs de ces lieux.

« Le manque à gagner de ces fermetures est énorme pour la commune et, pire, les fermetures ont occasionné la mise au chômage de nombreux travailleurs », a regretté Alban Raogo Zoungrana qui confie qu’à l’époque, les délibérations ont été proposées par le maire Béouindé sans tenir compte des observations de certains membres de la commission ad’hoc chargée de l’étude des prix. « Notre inquiétude trouve sa justification aujourd’hui dans le calvaire que vivent les tenanciers des jardins et boutiques de rues », conclut-il.

Armand Kinda
Minute.bf

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