La deuxième édition du Festival international du théâtre populaire de Ouagadougou (FITPO) a officiellement ouvert ses portes le vendredi 8 mai 2026 à Komsilga. Placée sous le thème « Tracer le chemin », ce festival vise à rapprocher davantage le théâtre des populations locales. Cette édition est patronnée par le ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et parrainée par Vincent Paul Kaboré, Directeur exécutif de Wendpouiré Distribution.
Durant 72 heures, l’Association culturelle Sylvie Chalaye (ACSC) de Kieryaoghin, dans la commune rurale de Komsilga, accueille la deuxième édition du Festival international du théâtre populaire de Ouagadougou (FITPO). Selon son directeur exécutif l’ACSC), Dr Pingdewinde Tiendrébéogo, ce festival vise à rapprocher l’art théâtral des populations locales dans un contexte national marqué par les appels à la résilience.

« Lorsque nous avons lancé le FITPO, notre ambition était simple mais forte : créer un espace accessible à tous, où le théâtre rencontre les populations, où l’art devient un outil de dialogue, d’éducation et de transformation sociale. Voir cette deuxième édition se tenir aujourd’hui est pour nous la preuve que cette vision est partagée », a-t-il déclaré devant les festivaliers.
Le thème de cette année traduit, selon lui, la volonté collective de construire l’avenir du théâtre populaire et de renforcer sa place dans la société. « Tracer le chemin est une métaphore, à l’image du Burkina Faso qui trace aujourd’hui son propre chemin. (…) L’aspect strictement militaire ne suffira pas à résoudre cette crise. C’est pour cela que la culture doit également apporter sa contribution. Et, à l’image du Burkina Faso, nous devons nous tenir debout malgré tous les soubresauts. Ce n’est pas facile pour nos forces de défense et de sécurité ainsi que nos Volontaires pour la défense de la patrie, et c’est aussi grâce à eux que nous pouvons dormir chez nous. Il faut donc que, culturellement aussi, nous accompagnions nos autorités », a-t-il fait savoir.

Dr Pingdewinde Tiendrébéogo a également indiqué que le FITPO, au-delà de son aspect culturel, vise à allier l’enseignement théorique des études théâtrales à la pratique du terrain, d’où la mobilisation massive des étudiants en licence et en master.
Un programme riche et diversifié…
Toujours selon Dr Pingdewinde Tiendrébéogo, plusieurs activités marqueront ces 72 heures de festival. Il s’agit notamment d’une parade, de conférences publiques, de prestations de troupes théâtrales et de danse, d’une rue marchande ainsi que d’activités de salubrité.

Pour le représentant du ministre de la Culture, patron de l’édition, Dr Drissa Zorom, le FITPO contribue à faire rayonner la culture et le théâtre populaire au Burkina Faso. « Le théâtre populaire est bien plus qu’un art du spectacle. Il est une tribune de dialogue, un miroir de la société, un outil d’éducation et de cohésion sociale. À travers lui, nos communautés racontent leurs réalités, interrogent leur présent et imaginent leur avenir », a-t-il souligné.
À l’entendre, le thème « Tracer le chemin » résonne avec les aspirations nationales. « Tracer le chemin, c’est ouvrir des perspectives pour la jeunesse, valoriser la créativité et l’expression artistique, affirmer que la culture demeure un pilier essentiel du développement durable. Dans un contexte mondial marqué par de nombreux défis, la culture et les arts jouent un rôle fondamental pour renforcer le vivre-ensemble, la résilience et l’espoir », a commenté Dr Zorom.

De l’avis du conseiller technique du ministre de la Culture, l’ensemble des activités du FITPO s’inscrit dans la volonté du gouvernement burkinabè de faire des citoyens les premiers acteurs de leur bonheur.
Pour sa part, la représentante du parrain, Maïmouna Ouattara, a estimé que le théâtre populaire est une école de la vie qui parle à tous, sans distinction, tout en éduquant et en rassemblant. Représentant le parrain, elle a invité les jeunes artistes à rêver grand.
« Je souhaite adresser un message particulier aux jeunes artistes : osez créer, osez rêver, osez vous exprimer. Le Burkina Faso regorge de talents extraordinaires, et ce festival est une vitrine pour les révéler au monde », a-t-elle déclaré.

Pour terminer, Dr Pingdewinde Tiendrébéogo a salué la mobilisation des étudiants, des festivaliers et des artistes, ainsi que l’accompagnement du patron, du parrain et de l’ensemble des bonnes volontés ayant soutenu l’activité.
Rappelons que la première journée du festival a débuté par une parade suivie de prestations théâtrales.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf






