dimanche 19 avril 2026
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Prison de haute sécurité : L’administration pénitentiaire inaugure une nouvelle porcherie au profit de la formation professionnelle des détenus

L’administration pénitentiaire de la Prison de haute sécurité (PHS) a inauguré, le mardi 14 avril 2026, une porcherie moderne réalisée au profit de la formation professionnelle des détenus. Avec une capacité de réception d’au moins 30 porcs, cette porcherie va permettre aux détenus passionnés d’élevage de réaliser leur rêve en attendant leur sortie de prison. La nouvelle porcherie traduit l’engagement des autorités de la PHS dans la mise en œuvre de la politique de réinsertion sociale des détenus. La cérémonie a été présidée par l’Inspecteur de sécurité penitentiaire principal, Moussa Zomodo, Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la cour d’appel de Ouagadougou.

La formation professionnelle est un levier essentiel pour la réhabilitation des personnes privées de liberté. Elle permet d’acquérir des compétences pratiques et des connaissances utiles, favorisant ainsi l’autonomisation et la réintégration dans la société. L’inauguration de cette nouvelle porcherie à la Prison de haute sécurité (PHS) illustre concrètement cette ambition.

La nouvelle porcherie acceuille déjà les porcs de race

Elle témoigne de l’engagement des autorités et des partenaires à promouvoir des initiatives porteuses d’espoir, de dignité et de développement durable en milieu carcéral.

L’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal Moussa Zomodo, Directeur régional de l’administration pénitentiaire du ressort de la cour d’appel de Ouagadougou a félicité l’équipe penitentiaire pour cette réalisation.

L’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal Moussa Zomodo a indiqué que cette initiative est en phase avec la vision du Capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État, qui est de bien former les détenus et d’autonomiser les maisons d’arrêt. À l’en croire, la tendance est de produire ce que l’on va consommer. « Dans ce sens, la production pénitentiaire est le moteur. La vente des porcs peut servir à payer les repas », a déclaré Directeur régional de l’administration pénitentiaire.

L’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal Moussa Zomodo indiquant que cette initiative est en phase avec la vision du Capitaine Ibrahim Traoré

Moussa Zomodo a invité le personnel à se perfectionner dans tous les métiers pour encadrer les détenus. Il a salué la détermination des détenus à bien apprendre des métiers pour être utiles à eux-mêmes et à la société.

Une Porcherie d’une capacité d’au moins 30 porcs…

L’Inspecteur de sécurité pénitentiaire principal Pinga Zongo, Directeur de la Prison de haute sécurité, a accueilli cette nouvelle porcherie avec enthousiasme. Le Directeur de la Prison de haute sécurité a indiqué qu’il était temps d’avoir une nouvelle porcherie tant l’ancienne était devenue vétuste. « Chaque année, on constatait beaucoup de mortalité chez les porcs. Cette nouvelle porcherie est la bienvenue, car elle permettra aux détenus d’avoir un moyen sûr de protection des porcs et de poursuite de leur apprentissage de l’élevage », a souligné Pinga Zongo.

Le directeur de la Prison de haute sécurité Pinga Zongo accueillant cette nouvelle porcherie avec enthousiasme

Ce dernier a relevé qu’en plus des détenus déjà formés, une cinquantaine de détenus désirent apprendre l’élevage des porcs comme activité génératrice de revenus à leur sortie.

La nouvelle porcherie a été construite grâce à la mobilisation d’un million cent mille francs. Elle comprend trois compartiments de 10 porcs chacun.

Le Directeur de la production pénitentiaire et de la formation professionnelle Monsieur Zongo, a insisté sur la mission de l’administration pénitentiaire. « Un détenu peut entrer en détention, peut-être avec zéro connaissance, mais notre devoir est de lui inculquer la connaissance pour qu’il ne sorte pas zéro », a-t-il précisé.

Des détenus spécialisés dans l’élevage

Le Directeur de la production pénitentiaire et de la formation professionnelle a ajouté qu’une personne qui vient en prison est considérée comme « un malade social, souvent désœuvrée ». « Si on remet la même personne dans la même situation à sa sortie, la détention n’a servi à rien », a reconnu M. Zongo.

Il a encouragé les détenus à se laisser former et à ne pas considérer la formation comme une sanction ou une perte de temps. Le Directeur de la production pénitentiaire et de la formation professionnelle a appelé les détenus à être acteurs de leur propre formation pour devenir des citoyens responsables.

Une activité agricole diversifiée

Outre l’élevage, l’accent est aussi mis sur la production agricole par les détenus. Ces détenus à l’aide d’un jardin potager de quelques hectares cultivent des légumes grâce à la fumure organique issue de l’élevage. Ils produisent de la laitue, des tomates, des oignons, du piment, des aubergines, du maïs, de la papaye et bien d’autres produits consommables.

Visite du jardin potager des détenus

Des ateliers de soudure, menuiserie et mécanique y sont également implantés dans la Prison de haute sécurité pour former les détenus.

Le Directeur Pinga Zongo a précisé qu’à la Prison de haute sécurité, il existe une dizaine d’unités de production où les détenus travaillent, encadrés par du personnel formé. Il y a des retombées financières pour les détenus, a-t-il révélé. « Le mois passé, on a fait le point des détenus sortis qui ont pu s’insérer dans la société. À leur arrivée, chaque détenu est évalué et classifié selon ses besoins personnels et son degré de radicalisation. Un programme de déradicalisation et de réinsertion sociale est élaboré », a détaillé Directeur Pinga Zongo.

Le Directeur de la PHS montrant des papailles issus de la production des détenus

Pour les détenus réticents, les « convaincus idéologiques », le directeur Zongo leur a invité à s’ouvrir et accepter d’apprendre un métier. « Ils demeurent des Burkinabè et doivent rentrer dans les rangs pour construire la République avec tous les autres Burkinabè », les a-t-il lancé.

Lire aussi : Burkina : Une délégation gouvernementale encourage les détenus agricoles à Baporo

Mathias KAM
Minute.bf

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