Une équipe de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) a mené, dans la nuit du jeudi 26 février 2026, une opération de sensibilisation et de contrôle axée sur l’éclairage et l’excès de vitesse sur l’axe Boromo-Bobo. À travers cette initiative, les forces de sécurité entendent rappeler aux usagers l’importance du respect du code de la route et des règles élémentaires de sécurité routière.
Sur l’axe Boromo-Bobo-Dioulasso, en pleine nuit, les agents de l’ONASER ont renforcé les contrôles en vérifiant l’état des dispositifs d’éclairage, la vitesse des véhicules ainsi que les documents administratifs des conducteurs.

Pour Wendlamiba Moïse Ouédraogo, commissaire de police et directeur de la normalisation et des opérations à l’ONASER, ces sorties s’inscrivent dans une dynamique nationale de réduction des accidents. « Le mois de janvier a connu une hausse du nombre d’accidents. Avec les orientations reçues de la hiérarchie, nous multiplions les opérations sur toute l’étendue du territoire, particulièrement sur les routes nationales », explique-t-il.
Selon lui, les infractions les plus récurrentes restent l’excès de vitesse et la circulation nocturne sans dispositif d’éclairage adéquat. À cela, s’ajoutent les défauts de signalisation en cas de panne. « Nos équipes de patrouille, au quotidien, rappellent aux usagers les bonnes pratiques en matière de circulation routière. Et lorsque cela s’impose, nous procédons à la répression », précise M.Ouédraogo.

Le directeur de la normalisation et des opérations à l’ONASER a souligné également que certains conducteurs ralentissent uniquement à l’approche des postes visibles de contrôle avant de reprendre leur allure excessive une fois le dispositif dépassé. « Le système de contrôle de vitesse n’est pas forcément apparent. Même si vous ne voyez pas d’agents sur la route, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de contrôle », prévient-il.
De son côté, le Lieutenant de Police Iwînigan Achian Somé, chef de la mission radar sur l’axe Bobo-Boromo, a insisté sur la problématique des phares défectueux. « Nous sommes en contrôle d’éclairage pour rappeler aux usagers qu’ils doivent disposer de feux fonctionnels avant de prendre la route. Nous avons immobilisé des cars dont les phares n’étaient pas conformes. Les conducteurs ont été verbalisés et contraints de réparer avant de poursuivre leur trajet », a-t-il indiqué.

M.Some a précisé qu’au cours de l’opération, un car immatriculé au Sénégal a été intercepté pour défaut de phare. Son conducteur devrait s’acquitter d’une amende de 25 000 F CFA et réparer la panne avant de reprendre la route.
Du côté des usagers, l’opération suscite des réactions diverses. Interpellé à la sortie de Houndé en direction de Ouagadougou, Sambo Hema, conducteur reconnaît son infraction. « Le véhicule est tombé en panne et je voulais avancer un peu avant de réparer sinon je n’allais pas continuer jusqu’à Ouaga. Mais je reconnais que les agents de l’ONASER font un bon travail », a-t-il salué.

A la fin de la supervision de la mission de ses hommes sur le terrain le Directeur de la Normalisation et des Opérations de l’ONASER a lancé un appel à l’ensemble des usagers de la route. Il les a invités à faire preuve de responsabilité en respectant scrupuleusement les limitations de vitesse et le code de la route. Pour lui, « la vitesse constitue un facteur aggravant majeur dans les accidents de la circulation ».
Notons que l’Office national de la sécurité routière (ONASER) intensifie et multiplie ses opérations de contrôle et de sensibilisation sur l’ensemble du territoire national, dans l’optique de réduire significativement les accidents de la circulation et de promouvoir une culture de prudence sur les routes.
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Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf





