Sécurité routière : L’ONASER dévoile son dispositif opérationnel et renforce les contrôles sur la RN1

L’Office national de la sécurité routière (ONASER) a permis aux journalistes de découvrir son dispositif de contrôle visible et invisible installé sur la Route nationale n°1 (RN1), axe où les comportements des usagers sont à l’origine de beaucoup d’accidents le 26 février 2026. Cette immersion des journalistes dans le dispositif désormais permanent de contrôle sur la RN 1 poursuivait un double objectif : démontrer la fiabilité des équipements utilisés et rassurer l’opinion publique sur la transparence des contrôles routiers.

L’ONSAER s’est doté d’un dispositif pour les contrôles sur la RN1. Avant de passer au contrôle, l’ONASER a présenté ses appareils aux journalistes. « Nous ne faisons pas la force aux usagers. Nous utilisons des matériels fiables et de dernière génération », a expliqué l’adjudant de Police Boureima Guigma, présentant les appareils. Il a insisté sur la rigueur et la traçabilité des opérations.

Des appareils de dernière génération de marques différentes sont mobilisés pour le contrôle de vitesse. Grâce à la technologie Lidar, il est possible de capturer l’image du conducteur et d’enregistrer la vitesse en temps réel.

Le Lieutenant de Police Ousseny Sawadogo, Chef de la Brigade de contrôle et d’Investigation de l’ONASER a déploré le comportement de certains usagers de la route

S’agissant du contrôle de l’alcoolémie, l’ONASER a également tenu à rassurer sur les tests d’alcoolémie : les embouts (bouchons) utilisés pour mesurer le taux d’alcool sont à usage unique et les règles d’hygiène strictement respectées.

En début d’après-midi, les journalistes embarquent à bord de véhicules banalisés avec l’équipe chargée de leur faire découvrir le dispositif de contrôle. À 15 heures, cap est mis sur Tanghin Wobdo, zone où la vitesse est strictement limitée à 50 km/h. Sur place, une équipe en civil procède au flashage des véhicules et transmet les immatriculations à une seconde équipe postée plus loin, chargée d’intercepter les conducteurs pour verbalisation.

En quelques heures, une dizaine de cas d’infractions ont été enregistrées. Plusieurs automobilistes dépassaient largement la limitation en vigueur. Hors de Tanghin Wobdo, un des véhicules en infraction a été flashé à 125 km/h sur un tronçon limité à 90 km/h.

Des transports en commun ont été contrôlés par l’ONASER

À Sabou, une autre équipe s’est attelée à la vérification de la présence des limiteurs de vitesse des véhicules de transport en commun.

Présent sur le terrain, le lieutenant de Police Sawadogo Ousseny, Chef de la brigade de contrôle et d’investigation de l’ONASER, de préciser : « notre mission, c’est d’abord de sensibiliser et d’orienter les usagers. La répression intervient en dernier recours. Les véhicules de transport en commun doivent être munis d’un limiteur réglé à 90 km/h. En cas d’absence, ils peuvent être immobilisés ». Selon lui, si certains transporteurs respectent la réglementation, d’autres continuent de circuler sans limiteur.

Parmi les passagers de cars contrôlés, Noufou Ouédraogo salue l’initiative. « Je suis content du travail de l’ONASER. Cela permet à la population de mieux comprendre le code de la route et contribue au développement du pays », a-t-il confié.

a salué l’initiative de l’ONASER

Au cours de la patrouille, un accident mortel est venu rappeler la gravité des enjeux. Entre Tita et Sabou, une collision s’est produite entre un véhicule de type Dina et un camion, après l’irruption de six ânes sur la chaussée. Cinq animaux ont été tués et une passagère a perdu la vie.

Plus loin, le cas d’un minibus de type Dina préoccupe la patrouille : un véhicule de transport de personnes est transformé en transport de marchandises, avec passagers à l’intérieur et d’autres installés sur le toit.

L’adjudant de police Modeste Armel Zaté a pourtant fait remarquer « Depuis le 1er septembre, des mesures ont été prises pour interdire les hors gabarit et autres pratiques qui mettent en danger la vie d’autrui ».

Rappelons qu’en agglomération, la vitesse est limitée à 50 km/h, contre 90 km/h hors agglomération. Les amendes s’élèvent à 12 000 F CFA pour les véhicules légers et 25 000 F CFA pour les poids lourds.

Le décret n°2017-0826 du 19 septembre 2017 fixe le taux d’alcoolémie autorisé à 0,2 g/l pour les conducteurs professionnels et à 0,5 g/l pour les autres conducteurs.

Lire aussi➡️Burkina/Sécurité routière : 49 nouveaux examinateurs de la conduite automobile prêtent serment

Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf

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