Après cinq mois de formation intensive, 27 officiers subalternes d’infanterie ont achevé, ce 27 février 2026 à l’Académie militaire Georges Namoano de Pô, leur stage de perfectionnement et d’application, destiné à renforcer leurs capacités opérationnelles et leur leadership au sein des unités combattantes.
Débutée le 1er octobre 2025, cette session était initialement prévue pour une durée de quatre mois, avant d’être prolongée à cinq mois. Elle visait à former des chefs de section aptes à instruire leurs hommes, à maîtriser toutes les facettes du métier de fantassin et à exercer pleinement le commandement. Selon le coordonnateur du stage, le lieutenant-colonel Abdelaziz Zongo, les participants ont bénéficié d’une formation complète axée sur l’exercice de l’autorité, la conduite des missions opérationnelles, la gestion de l’environnement administratif et technique, ainsi que l’entraînement militaire et sportif.

Outre ces enseignements, plusieurs activités majeures ont été menées. « Parmi ces activités, nous avons organisé des exercices opérationnels étalés sur une semaine, qui ont permis aux stagiaires de mettre en application, de façon concrète, la méthode d’élaboration des décisions opérationnelles tactiques (MEDOT). Nous avons également initié une activité collaborative de partage d’expériences ainsi que des sorties d’études », a précisé le coordonnateur.
Il a cependant souligné que ce stage ne s’est pas déroulé sans quelques difficultés. Et à ce titre, il a évoqué l’absence d’un espace de manœuvre adapté au combat tactique dans la zone de Pô, le manque de données cartographiques actualisées pour les manœuvres, ainsi que l’insuffisance d’infrastructures adéquates d’hébergement et de travail, le tout conjugué à des contraintes logistiques.

Les responsables du stage ont ainsi recommandé la formalisation de cette formation afin de garantir sa pérennité et la capitalisation des acquis. Ils préconisent également une relecture des différents niveaux de formation, en vue d’assurer une cohérence globale, depuis la formation initiale jusqu’à l’enseignement militaire supérieur.
S’adressant aux stagiaires, le coordonnateur les a exhortés à « privilégier un style de commandement participatif dans leurs unités, avec toutes les exigences qui y sont rattachées », tout en remerciant les autorités pour la confiance accordée dans l’encadrement de ces officiers.
Pour sa part, le Chef d’État-Major de l’Armée de Terre, le colonel Hermann Rouamba, a félicité les officiers et les a invités à faire preuve d’exemplarité. Il les a exhortés à soutenir la vision actuelle et à contribuer activement à la reconquête du territoire.

« L’heure n’est plus à la théorie, l’heure est à l’action. Allez commander, recevez des ordres et accomplissez vos missions avec tact, honneur et détermination », a-t-il lancé.
Prenant la parole au nom des stagiaires, le commandant Wendmanegdâ Élisée Tassembedo a souligné que cette formation a été marquée par une quête permanente de savoir, un esprit de résilience, de solidarité, de persévérance et de courage.

Fort des connaissances acquises, il s’est engagé, au nom de ses camarades, à être un officier digne et fidèle à la pensée du maréchal Hubert Lyautey, qui affirmait dans les années 1920 :« Tout officier sait s’emparer d’un village à l’aube ; moi, je cherche des officiers capables de s’en emparer à l’aube et d’y ouvrir le marché à midi. »
Désormais attendus sur le terrain, ces officiers subalternes sont appelés à incarner, par leur leadership et leur sens du devoir, l’exigence et l’engagement au cœur de l’action militaire.
Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO (Stagiaire)
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