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lundi 4 mars 2024

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Vente des actions de Sank Business : Le co-fondateur Dramane Kiendrebeogo apporte des éclaircissements

Le torchon brûle entre les actionnaires de Sank business SA. Les fondateurs Jules Kadher Kaboré et Dramane Kiendrebeogo ont dénoncé, au cours d’un point de presse ce samedi 25 novembre 2023 à Ouagadougou, des « intimidations tendant à les faire taire ».

Les fondateurs de la plateforme Sank business ne sont plus en odeur de sainteté avec le racheteur de l’entreprise. Le co-fondateur Dramane Kiendrebeogo, révèle d’entrée que « Monsieur Nanema, responsable de Sank Money, ne possède plus 80 % des parts de la société Sank Business SA ». Des dires de M. Kiendrebeogo, la justice a ordonnée à M. Nanema de rétrocéder les actions qu’il avait achetées, ce dernier n’ayant pas respecté les clauses de la vente desdites actions.

« Le 2 juin 2023, M. Nanema et M. Zougmoré reçoivent Dieudonné Somda, collaborateur de Jules Kadher Kaboré dans les locaux de Olympia oil pour l’informer, de dire à Jules Kadher Kaboré d’aller se plaindre là où il veut, car ils ne changeront pas l’accord. Ainsi, Jules Kadher Kaboré leur retire certains accès notamment l’accès à la page officielle de Sank qui est aujourd’hui certifiée. La publication d’une nouvelle application appelée Sank Money gérée par Sank Finance SA dans les stores, pousse Jules Kadher Kaboré à réagir sur sa page Facebook le 5 août 2023. Le 27 juillet 2023, une assignation en référée du Juge Coulibaly ordonne M. Kabore à redonner tous les accès à M. Nanema avec une astreinte de 500 000 FCFA/jour. Maître Dieudonné Dembélé, avocat de Jules Kaboré demande un appel concernant la décision du juge Coulibaly afin de faire valoir la vérité. Le délibéré de cet appel a été rendu public le 9 novembre 2023 par le juge qui annule simplement les décisions du juge Coulibaly à l’égard de Jules Kabore », a fait savoir le co-fondateur de Sank Busness. 

Dramane Kiendrebeogo, co-fondateur de Sank business

Et ce n’est pas tout, poursuit-il. « Un autre délibéré le 10 novembre 2023 du juge ordonne la rétrocession des actions dont Monsieur Nanema n’a pas respecté les délais de paiement. Cela stipule que M. Nanema ne possède que 18 % de Sank business SA, pourcentage correspondant au versement qu’il a effectué en date », a révélé Dramane Kiendrebeogo.

« M. Nanema a juste payé notre entreprise pour utiliser le label Sank pour propulser son entreprise, Sank Finance, qu’il utilise aujourd’hui. Il a fait exprès pour ne pas respecter la cession pour que la justice nous redonne notre Sank, tout en sachant que, pendant ce temps, il a eu le temps de tout vider la vie de notre entreprise et nous laisser la coquille au profit de lui-même sa propre entreprise. Nous n’avons pas l’argent. Nous n’avons pas les moyens, mais nous avons la vérité », a martelé Dramane Kiendrebeogo. Plus loin, M. Kiendrebeogo a assuré qu’il « ne s’agit pas de venir inventer ou créer une polémique pour déstabiliser M. Namena dans son élan de faire prospérer une entreprise, mais de défendre la justice et combattre l’injustice ».

Dieudonné Somda, collaborateur du fondateur de Sank business

Selon Dieudonné Somda, ancien directeur général adjoint de Sank business, la vente de Sank business n’avait qu’une seule motivation : voir Sank business fonctionner normalement et devenir une référence. Mais force est de constater que « le chemin emprunté n’est pas le cas ».

Des incompréhensions

Contacté par téléphone par Minute.bf, Sada Zougmoré, administrateur général de Sank finance, a donné sa version des faits. Selon lui, il s’agit d’une incompréhension entre eux, actionnaires.

Des véhicules de Sank monney

« En réalité, nos partenaires ne comprennent pas. Il y a une différence fondamentale entre ce qu’on appelle Sank Finance et Sank business. Sank business est une entreprise de transfert d’argent qu’ils ont lancée avec le taux de transfert de 1 % insoutenable sous le plan économique. Nous sommes venus parce qu’on avait un projet qui est la microfinance, parce qu’il faudrait qu’on greffe une autre activité pour pouvoir rentabiliser. Au début, on a fait rentrer Sank business dans le capital de Sank finance. Mais comme ils ne comprennent pas, dès le début, ils ont refusé de participer. C’est notre projet, on ne pouvait pas abandonner, donc on a lancé. Le deuxième élément, quand ils parlent de 18 % de capital, c’est leur compréhension. En plus des 500 millions de FCFA qu’on a payés, nous sommes en train de payer les crédits du fonds. En plus de cela, il y a un trou de plus de 30 millions de FCFA qu’on s’est engagé à rembourser aux clients. Quand ils parlent de 18 %, ils se focalisent sur les 500 millions de FCFA sans oublier qu’il y avait des dettes et de l’agrément parce qu’une entreprise ne peut pas faire de dépôt et de retrait d’argent sans agrément. Nous ne manipulons personne. L’entreprise a fonctionné sans agrément. Elle a fait des gaffes financières. L’entreprise a pris un crédit de l’État. Ce n’est pas possible que la BCEAO donne l’agrément à une entreprise avec ce passif, voilà pourquoi nous, on voulait faire l’agrément avec Sank finance qui est une société financière qui allait endosser le transfert d’argent. Chose qu’ils ne comprennent pas et qu’ils réfutent », a-t-il longuement expliqué, sans rejeter la décision de justice rendue en appel.

Lire aussi ici : Mobile Money : Sank Business présente ses produits à ses partenaires

Mathias Kam
Minute.bf

1 COMMENTAIRE

  1. Ce sont des indivisible pareil, qui font que les entreprises, africaines ne peuvent pas prosperer. Les jeunes ont la manière grise, il fautbles aider a prosperer.Chacun regarded ce que l’autre n Gagne au lieu de regarder ce que je gagne! Avec toutes ces actions en justice vous aller tuer le poussin dans l’oeuf er ce sont vos concurrents qui se froterrront les mains.
    Aussi ca n’encourage pas les Jeunes á innover

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