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mercredi 28 février 2024

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UACO 2023 : Le Premier ministre attend des propositions pour « faire des médias une arme redoutable de guerre contre le terrorisme »

Le Premier ministre, Me Apollinaire Kyelem de Tambela a présidé, en compagnie du président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), ce jeudi 7 décembre 2023 à l’Université Joseph Ki-Zerbo, la cérémonie officielle d’ouverture de la 13e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Cette édition, qui se tiendra du 7 au 9 décembre 2023, est placée sous le thème : « Liberté de la presse et droit d’accès à l’information en contexte de crise sécuritaire et humanitaire ».

S’il y a bien un métier qui alimente les débats depuis l’avènement du terrorisme, c’est bien le journalisme. Ce métier régi par ses règles d’éthique et de déontologie, est confronté à une critique d’une partie de la société. Face à la crise sécuritaire que traverse le pays depuis 2015, le débat sur la pratique du journalisme en temps de guerre a refait surface. La 13e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) pose le débat pour asseoir un « nouveau pacte social ». Selon le Premier ministre, Me Apollinaire Kyelem de Tambela, la tenue de la 13e édition des UACO constitue un enjeu en soi pour les pays en situation de crise sécuritaire, particulièrement le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Au-delà de cet enjeu, a ajouté le PM, ces pays qui connaissent une crise sécuritaire avec son lot de déplacés internes, doivent s’ouvrir au regard de la communauté des médias et de la communication afin de faire de l’information et de la communication, un outil parmi tant d’autres, de résilience et de reconquête du territoire national.

Une vue des participants aux UACO 2023

« Les UACO constituent un cadre de référence, une véritable tribune d’écoute, de réflexion et de débat qui interpelle les professionnels et chercheurs du domaine des médias et de la communication sur les problématiques de l’heure. Et les UACO 2023 ne dérogent pas à la règle. Elles se veulent être un cadre cohérent qui porte sa réflexion sur la liberté de la presse et le droit d’accès à l’information en contexte de crise sécuritaire et humanitaire. Au regard des impératifs de notre temps et des circonstances dont nous devront tenir compte, je fonde l’espoir qu’au terme de vos travaux, sortiront des propositions pertinentes et réalisables à même de faire des médias et de la communication une arme redoutable de guerre contre le terrorisme et une force d’information et de communication au service du citoyen africain en général et sahélien en particulier », a déclaré le Premier ministre dans son discours lu par le ministre de la Communication.

Pour le parrain, Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de Transition, en période de crise, l’acteur qu’est le communicateur doit choisir son camp et en toute circonstance se demander si sa communication va participer à la construction de son pays où celui de la cause de l’ennemi. « Nous devons de façon consensuelle repenser la fonction du communicateur en ce moment. Repenser, c’est-à-dire, ensemble, revoir la question de la responsabilité et faire évoluer nos pratiques. Cette arme redoutable qu’est la communication, je vous invite à l’utiliser pour qu’ensemble nous construisons la paix », a-t-il soutenu, pour sa part, suggérant un « nouveau socle du journalisme partial pour son pays ».

Pour le représentant des pays invités, le ministre de la communication du Niger, Sidi Mohamed Raliou, le thème de cette année, « Liberté de la presse et droit d’accès à l’information en contexte de crise sécuritaire et humanitaire », interpelle tous en ce sens que la plume et le micro sont de très puissantes armes. « Non pas des armes de destructions massives, mais des armes pour bâtir la paix, des armes pour construire et instruire la société pour en faire un havre de paix et de dignité », a-t-il rappelé.

« Nous sommes ici pour réaffirmer de façon solennelle notre attachement à une presse libre, professionnelle, responsable, patriote, respectueuse des valeurs africaines et qui s’éloigne à jamais des clichés stéréotypés et importés des concepts impérialistes et néocolonialistes », a laissé entendre le représentant des pays invités.

Précisons que durant ces 72 heures des UACO, plusieurs activités sont inscrites au programme, notamment des communications en rapport avec les médias et le terrorisme, des formations, des rencontres et master class. 

Mathias Kam

Minute.bf

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