Transport : L’Union des chauffeurs routiers du Burkina dit non à la surcharge

L’union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) a tenue une conférence de presse ce vendredi 04 septembre 2020. Au cours de cette conférence, l’UCRB a exprimé ses inquiétudes face à la gestion du fret à destination du Burkina Faso. Trois grands axes ont été développés au cours de cette conférence.

La non mise en application du décret portant sur la gestion du fret en provenance et à destination du Burkina, l’état des lieux des tracasseries routières au niveau national et la lutte contre l’extrême surcharge sont les principaux points sur lesquels l’UCRB a mis l’accent ce matin au cours de sa conférence de presse.

Le président de l’UCRB, Brahima Rabo précise que l’union à travers ses doléances en 2015, avait demandé au gouvernement la réforme global du système de gestion du fret en provenance et à destination du Burkina à l’image de la pratique ayant fait ses preuves sur le corridor ghanéen avec la signature d’un protocole d’accord signé en 2018.

L’URCB fait face a d’énormes difficultés parmi lesquelles on peut citer la problématique des enregistrements payants dans les postes de contrôle frontaliers, le non respect des notes de service portant suppression et réorganisation des postes de contrôle et des protocoles d’accord en matière de contrôle routier, la pléthore des postes de contrôle dans la ville de Ouagadougou et le non respect de la déontologie.

Face aux cas de surcharges de camions qui sont à l’origine de beaucoup de dégâts à l’intérieur du pays, « l’URCB s’insurge contre ces pratiques qui mettent en péril la vie des conducteurs que nous sommes et des usagers que vous êtes » soutient le président de l’Union.

Au regard de cette situation, l’UCRB interpelle le gouvernement sur la diligence à donner à ce dossier et à l’adoption de l’instauration diligente du bon de chargement au niveau des ports pour sauver l’industrie des transports. Aussi elle attire l’attention des dirigeants sur la multiplicité des postes de contrôle docummentaires sur les axes qui ne répondent pas aux aspirations des Burkinabè en matière de sécurité.

Mireille Sandrine Bado
Minute.bf

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