« Tortures » de Moussa Kafando alias Mogambo par des « Kolgweogo » : Le CISC interpelle les autorités judiciaires

Suite à une vidéo circulant sur les réseaux sociaux faisant « cas de tortures, de traitements inhumains et dégradants infligés à monsieur Kafando Moussa, alias Mogambo », par des éléments « Kolgweogo de Boulsa », le Collectif contre l’Impunité et la Stigmatisation des Communautés (CISC), dans un communiqué ce dimanche 06 mars 2023, à « condamné avec fermeté les actes criminels, contraires aux codes de la République, infligés à un citoyen ».
Lisez plutôt !

« Le Collectif contre l’Impunité et la Stigmatisation des Communautés (CISC) assiste, depuis 48 heures, avec indignation et tristesse, à la diffusion sur les médias sociaux d’une vidéo, faisant cas de tortures, de traitements inhumains et dégradants infligés à monsieur Kafando Moussa, alias « Mogambo ». Les auteurs de ces actes sont des membres de la milice Kogléweogo de Boulsa, présentés comme des éléments de Boureima Nadbanka, alias « Namende ». Ils seraient venus de Boulsa pour enlever la victime, M. Kafando Moussa à Zorgho pour l’amener, les mains et les pieds liés, à Boulsa, leur base.

Ces traitements inhumains infligés à Monsieur Kafando font suite à son intervention sur la degradation de la situation sécuritaire qui serait liée à l’action des membres de la milice Kogléweogo de Boulsa, prétendument aux ordres de Boureima Nadbanka, alias  »Namende ». Ce dernier est en liberté provisoire, depuis le 4 février 2020, dans le cadre de la procédure judiciaire du massacre de Yirgou. Ainsi donc :

Le CISC condamne avec fermeté ces actes criminels, contraires aux codes de la République, infligés à un citoyen ;
Le CISC réaffirme son soutien indéfectible à la famille de M. Kafando qui mérite respect et considération ;
Le CISC invite les autorités judiciaire et sécuritaire à interpeller les auteurs de ces actes, car la justice privée n’a pas de place dans un Etat de droit ;
Le CISC souhaite l’implication du Président de la transition pour le recadrage de certains civils et milices armes, comptant en leur sein d’anciens bandits et de criminels non repentis.

Le CISC rappelle que les comportements de certaines milices constituent, non seulement un facteur d’aggravation de la crise sécuritaire que traverse le pays, mais aussi et surtout un facteur d’exposition des populations civiles ».

Pour le Bureau Exécutif National
Dr Daouda DIALLO

Minute.bf

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