Sport : Joël Meda reconquiert le trône national du tennis burkinabè

Le champion de retour d’une blessure à la hanche a dominé Namalyir Dabiré en finale (6-1, 6-0) et repart avec 530 000 FCFA, à l’issue du championnat national de Tennis joué le samedi 19 septembre 2026 à Ouagadougou. Chez les dames, Annabelle Bama décroche le titre et une prime de 250 000 FCFA. Au total, environ 80 joueurs ont pris part à la compétition.

C’est une finale sans suspense qui a clos le championnat national de tennis 2026. Joël Meda, de retour sur les courts après une blessure à la hanche, a disposé de son éternel rival Namalyir Dabiré en deux sets secs (6-1, 6-0).

Le jeu sur le circuit

Le sociétaire du club ivoirien, qui avait déjà remporté six titres consécutifs entre 2016 et 2022, a expliqué après sa victoire avoir « préparé ce championnat un mois avant », poussé par la frustration de l’inactivité forcée. « Je me suis dit que je devais me remettre au travail pour venir compétir et gagner », a-t-il confié. Face à un adversaire qu’il connaît « très bien » pour l’avoir souvent affronté sur les courts abidjanais, Joël Meda a imposé sa puissance et sa régularité sans jamais laisser Namalyir Dabiré s’installer dans le match.

Le président de la Fédération burkinabè de tennis, Issouf Nacoulma s’est montré satisfait de la tenue du championnat national. « Joël, c’est un champion qui a compéti à travers l’Afrique. C’est tout à fait normal qu’il soit au-dessus du lot », a-t-il déclaré.

Joël Meda champion national 2026

Cette édition 2026 du championnat national restera surtout marquée par une innovation majeure. Les joueurs ont été primés jusqu’aux huitièmes de finale, contre demi-finalistes seulement les années précédentes. Une décision du bureau exécutif fédéral saluée par le président Nacoulma comme « un actif » pour la discipline. Au total, environ 80 joueurs ont pris part à la compétition.

Chez les hommes seniors, Joël Meda empoche 500 000 FCFA, auxquels s’ajoutent 30 000 FCFA du sponsor. Namalyir Dabiré reçoit 300 000 FCFA et 20 000 FCFA du sponsor. Djibril Bonkoungou, troisième, repart avec 150 000 FCFA.

Chez les dames, Annabelle Bama décroche le titre et une prime de 250 000 FCFA. Elle devance Rafiatou Zongo (125 000 FCFA) et Fleur Zio. Comme chez les hommes, les primes ont été étendues, ici jusqu’à la quatrième place.

Le président Nacoulma ne cache pas sa satisfaction, tout en reconnaissant les difficultés organisationnelles. « Avec les moyens que nous avons, le tennis burkinabè se porte assez bien », estime-t-il.

Le président de la fédération de tennis satisfait du niveau des joueurs

Depuis son arrivée à la tête de la fédération, le Burkina Faso a engrangé deux médailles de bronze et une en médaille d’argent dans les catégories inférieures, dans des compétitions qui réunissent régulièrement douze à quinze nations.

La relève constitue le chantier prioritaire. La Fédération burkinabè de tennis a mis en place cinq écoles depuis 2018, avec le soutien de la Confédération africaine de tennis et de la Fédération internationale. Objectif affiché, « fidéliser les jeunes » et « fabriquer d’autres champions », selon les mots du président.

Les prochaines échéances internationales sont déjà dans le viseur. Les tournois des moins de 14 ans et moins de 16 ans à Lomé et Accra, ainsi que la CAN de tennis. Pour le patron de la discipline au Burkina, l’objectif est clair : « Être dans les trois premiers. »

Meda lorgne désormais vers le paddle

À une trentaine d’années passés, Joël Meda ne cache pas que sa carrière tennistique arrive à un tournant. Le manque de sponsors rend difficile la participation aux tournois ITF à l’étranger. « Aller à un Open, le gagner et remiser la somme pour aller compétir ailleurs, c’est un peu difficile », explique-t-il.

Remise du prix au 2e chez les hommes

Il dit désormais privilégier les tournois Open en Afrique de l’Ouest et centrale, où il a signé « pas mal de résultats ». Son regard se tourne cependant déjà vers une autre discipline : le paddle. « Actuellement, en Afrique de l’Ouest, je suis le numéro un. Un an après le tennis, je compte partir vers le paddle », a-t-il déclaré. Une reconversion anticipée pour celui qui a passé son diplôme d’entraîneur et compte bien « garder la forme » encore quelques saisons sur les courts.

Lire aussi : Championnat national de tennis : Joël Méda remporte un 4e titre consécutif

Mathias KAM
Minute.bf

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