Le Conseil constitutionnel du Sénégal a jugé irrecevable, mercredi 9 juillet 2026, la récente réforme de la Constitution, initiée par le président du parlement, Ousmane Sonko et adoptée par les députés.
La réforme constitutionnelle récemment menée au Sénégal n’a finalement pas portée des fruits pour ses porteurs. Le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelle la loi de révision de la Constitution adoptée par l’Assemblée nationale, sous l’impulsion de son président, Ousmane Sonko. En effet, la haute juridiction a estimé que le texte voté par les députés ne respectait pas les exigences constitutionnelles. Cela a conduit à son invalidation. Cette décision vient suspendre le processus engagé autour de cette réforme institutionnelle portée devant les députés. Elle constitue un nouveau tournant dans le débat sur l’évolution de l’architecture institutionnelle sénégalaise.
La loi, adoptée à une large majorité par le parlement dominé par le parti souverainiste Pastef, est « contraire à la Constitution », ont tranché jeudi les doyens du Conseil constitutionnel après avoir été saisis par le président du pays, Bassirou Diomaye Faye. Ce texte renforçait les pouvoirs de l’Assemblée, dirigée par Ousmane Sonko, et du Premier ministre, et restreignait le pouvoir du chef de l’Etat.
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