Face à l’ampleur persistante des accidents de la circulation, le Gouvernement burkinabè mise sur un renforcement des contrôles et sur la vidéosurveillance pour inverser la tendance. En visite au Centre national de vidéosurveillance, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a annoncé, le samedi 1er août 2026, de nouvelles mesures destinées à sanctionner les comportements à risque et à améliorer la sécurité sur les routes.
Le Burkina Faso enregistre toujours des chiffres préoccupants en matière d’insécurité routière. Selon le ministre de la Sécurité, le pays a recensé 26 429 accidents au cours de l’année écoulée, soit une moyenne de 72 accidents par jour. Ces collisions ont fait 8 997 blessés et 649 décès constatés sur place.
Pour inverser cette dynamique, les autorités comptent désormais sur la technologie. Grâce au système de vidéosurveillance, les infractions seront détectées automatiquement et les contrevenants identifiés, même en l’absence d’agents sur le terrain.
Le Gouvernement prévoit la création prochaine d’une Brigade de recherche et d’investigation chargée de lutter contre l’insécurité routière.
Cette unité sera spécifiquement dédiée à la traque des auteurs d’infractions relevées par les caméras. Les contrevenants s’exposeront non seulement à des amendes, mais aussi à des travaux d’intérêt général.
« Tu as brûlé le feu rouge. Il n’y a ni agent de sécurité ni VADS. Ce n’est pas grave. Grâce aux caméras, la Brigade de recherche te retrouvera. Tu paieras l’amende avant d’aller travailler à la Brigade Laabal », a prévenu le ministre de la Sécurité.
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