La deuxième édition des Jeux de l’Alliance des États du Sahel (AES) a pris fin ce mercredi 16 septembre 2026 à Ouagadougou, au terme de plusieurs jours de compétitions sportives entre les délégations des pays membres de l’AES. La cérémonie de clôture a été présidée par la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum Zingué Ouattara, représentant le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, dans une ambiance marquée par des démonstrations et des danses du terroir.
C’est fini pour la 2e édition des Jeux de l’AES 2026. Le Burkina s’offre 125 médailles dont 64 en or. Le Niger 87 médailles dont 25 en or et enfin le Mali 69 médailles dont 20 en or.
À la clôture de cette deuxième édition, la présidente du comité national d’organisation, Wendguété Valérie Badolo/Tapsoba, a salué la mobilisation des différents acteurs ayant contribué à la réussite de l’événement. Elle a notamment rendu hommage aux athlètes, aux encadreurs, aux volontaires, aux personnels de santé, aux forces de sécurité ainsi qu’aux commissions et groupes de travail.

Wendguété Valérie Badolo/Tapsoba a également souligné l’importance du village des Jeux, présenté comme un espace de rencontre, de découverte et de partage entre les participants et les populations. Selon elle, les Jeux ne doivent pas se limiter aux performances sportives, mais doivent aussi contribuer à la formation et à la responsabilisation de la jeunesse. « Nous voulons une jeunesse qui gagne des médailles, certes, mais qui gagne aussi en connaissances, en discipline, en responsabilité et en capacité d’agir », a déclaré la présidente du comité d’organisation.
Sur le plan sportif, le bilan place le Burkina Faso en tête avec 125 médailles, devant le Niger (72 médailles) et le Mali (54 médailles). Au-delà des résultats, la présidente du comité national d’organisation a insisté sur la portée fraternelle de la compétition : « Au-delà de ce classement, c’est la Confédération qui gagne », a-t-elle signifié.

Elle a enfin souhaité que les Jeux deviennent, au fil des éditions, un rendez-vous toujours plus important pour la jeunesse et la fraternité entre les pays membres de l’AES.
La ministre des Sports, Annick Pikbougoum Zingué/Ouattara, a salué la fraternité et la solidarité entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger, estimant que les Jeux de l’AES ont permis de renforcer les liens entre les jeunesses des trois pays. « Ce que nous avons en commun est plus important que ce qui nous sépare », a-t-elle déclaré.
La ministre des Sports du Burkina Faso a également rappelé que « l’intégration ne se décrète pas. Elle se vit. Elle se construit par des actes, par des rencontres et par la confiance ». S’adressant aux athlètes, elle les a invités à faire preuve de discipline et de persévérance, soulignant que « la victoire ne s’obtient jamais par hasard. Elle se prépare ».

Annick Pikbougoum Zingué/Ouattara a toutefois formulé le vœu de voir les amitiés nées dans les villages, les stades et les salles de compétition perdurer. « Que les expériences partagées deviennent de nouvelles initiatives. Que cette jeunesse qui s’est retrouvée à Ouagadougou reparte avec une conviction renforcée : nous pouvons travailler ensemble, nous soutenir mutuellement, construire ensemble, en comptant sur nos propres forces », a-t-elle lancé.
Elle a enfin félicité les organisateurs, les participants et les différents acteurs ayant contribué à la réussite de cette deuxième édition, avant de déclarer officiellement les Jeux clos.
Pour le secrétaire général du ministère nigérien chargé des Sports, Abdoul Rachid Abdoul-Baki, les objectifs de la délégation nigérienne ont été atteints. « Nous sommes très heureux et nous repartons réconfortés par la prestation remarquable que les athlètes ont produite sur tous les terrains de compétition », a-t-il déclaré.

Le Niger, qui a terminé deuxième de cette deuxième édition, accueillera la troisième édition des Jeux de l’AES en 2027. À ce propos, le secrétaire général a assuré que son pays entend organiser « une excellente édition des Jeux de l’AES, digne de celles qui se sont tenues en 2025 à Bamako et en 2026 à Ouagadougou ». Abdoul Rachid Abdoul-Baki a ainsi donné rendez-vous aux participants à Niamey en 2027.
Pour rappel, débutée le 7 septembre à Ouagadougou, cette deuxième édition a vu la participation de 376 athlètes répartis dans 11 disciplines : l’athlétisme, la boxe, le cyclisme, le football, le handball, le judo, le karaté, le kung-fu wushu, la lutte, le taekwondo et le tir à l’arc.
Sidziguin Irène Corinne SAWADOGO
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